Accepter ou refuser l’autre

05
Avr
2015

C’était le titre de l’événement qui se déroulait au Centre Commémoratif de l’Holocauste, situé dans le quartier Côte-des-Neige, à Montréal, le mercredi 25 mars dernier dans le cadre de la semaine contre le racisme. À chaque visite, on redécouvre différents aspects sur ce qu’a été cette époque terrible. Qu’on le fasse seul ou entre amis ou en famille, ce qui est important, c’est notre cheminement.

etoile DavidCette fois-ci, c’est accompagné d’une guide et d’une quinzaine de personnes que j’ai parcouru les différentes sections de l’exposition. Tout en nous racontant les faits tant historiques, géopolitiques, sociaux et économiques de la guerre (avant, pendant et après), notre guide nous amena plus loin dans notre réflexion, en nous offrant des pistes de discussion concernant le sort les immigrants de guerres durant cette période noire versus le sort que les immigrants ont à subir de nos jours. C’était de comparaitre les façons de faire de l’époque avec les méthodes mises en place actuellement, se basant sur des faits et des lois en vigueur au pays. Une chose, parmi tant d’autres qui m’aient marqué. C’était surprenant d’apprendre que le Canada a longtemps fermé ses portes aux personnes juives voulant fuir la guerre qui sévissait en Europe. Quand ces portes se sont entrouvertes, les lois mises en place avaient pour but de contrôler les nouveaux arrivants, les mettant sous contrat annuel de toujours occuper le même emploi, soit agriculteur, sous peine d’expulsion. J’ai été naïve de vouloir croire qu’on avait davantage pour les aider que le tableau qui m’a été présenté. Les discussions ont été animées durant la visite qui a duré deux heures, mais ont toujours été faites dans le respect des idées d’autrui. J’ai, par contre, trouvé qu’on survolait rapidement des sections, voire même passé droit, alors j’ai profité du temps restant après que notre guide nous ait libérés, pour refaire certaines et regarder quelques vidéos supplémentaires.

commemoration holocaustLa dernière salle est habitée d’une énergie distincte, très chargée émotionnellement. Des murs complets gravés avec le nom de grandes familles juives qui ont été touchées par cette barbarie. Un autre, avec les villes où l’holocauste a frappé. Six cierges allumés, encastrés, représentant chacun, un million de juifs supprimés. Enfin, au centre de la pièce, un monument sur lequel nous sommes invités, si nous le souhaitons, à y déposer une pierre sur le sommet.

Tel que le veut une ancienne tradition juive, mettre une pierre sur une dalle funèbre démontre de la reconnaissance. C’est de démontrer que nous sommes passés et que nous nous sommes passés pour se recueillir, à la mémoire du défunt. C’est donc à la mémoire de ce peuple, je me suis agenouillée, fébrile d’émotions, pris une pierre dans une main et l’ai déposé lentement sur le monument. Je me souviendrai.

Sur une note plus légère, je vous invite donc à découvrir ou bien à redécouvrir, tout comme moi, le courage d’un peuple décimé au fil de la Seconde Guerre mondiale, lors des portes ouvertes du Centre qui auront lieu le 3 mai prochain.

Bonne visite!

 

 

Référence de la photo 1 en cliquant ici et la photo 2 en cliquant là.
Image à la une: courtoisie du Centre Commémoratif de l’Holocauste.


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