[Jeux de rôle] Magie et merveilles de notre enfance

09
Déc
2014

Le premier jeu de rôle que l’on expérimente dans une vie arrive à un très jeune âge sous la forme anodine d’un jeu d’enfant. Que ce soit de jouer aux cowboys ou aux Indiens, à la guerre, au supermarché, à la princesse, à la maman ou au policier et au voleur, le principe est simple : celui du faire semblant.

Bien que la plupart des jeux de rôle aient un système de règle plus complexe que le traditionnel « T’es mort sinon je n’joue plus! » de nos enfances, il n’en reste pas moins que la base est la même : le désir d’être quelqu’un d’autre pour un moment. Cette fascination pour l’autre est le sentiment qui motive les lecteurs, les amateurs de cinéma et les acteurs du monde entier. Les rôlistes ne sont qu’un heureux mélange de tout ça!

En plus de vouloir s’arroger de nouveaux rôles dans les existences, nous sommes désireux d’explorer le monde qui nous entoure et de toujours pousser les limites de notre vécu. Notre curiosité insatiable est telle que nous inventons même des lieux merveilleux dans lesquels nous nous projetons en imagination. Dans notre for intérieur, nous avons tous déjà désiré que l’impossible advienne dans nos vies, que nous pouissions une simple porte afin de nous retrouver à Poudlard, en Terre du Milieu, en Westeros, sur Tatooine ou encore à Gotham City. Nous, rôlistes, même ceux d’entre nous qui ne sont pas très croyants, aimons nous bercer d’histoire et nous laisser croire que quelque part tout est possible.

Le mois de décembre à toujours été pour moi le mois de la magie et du merveilleux. En cette période où je casse les oreilles de mes collègues et de mes amis avec des chansons de Noël et où tout le monde se rend malade à dénicher le bon cadeau, les gens sont plus prompts à retrouver leur cœur d’enfants et à se faire des conter des légendes fabuleuses et enchanteresses.

Magie et merveilles dans le jeu de rôle

Le jeu de rôle est souvent associé à bataille sanglante, à monstres horribles et à des sortilèges (ou des armes plasma) carbonisant tout sur leur passage. Je vous propose d’essayer, ne serait-ce qu’une seule fois, de retourner vers votre tendre enfance et de retrouver votre sens de l’émerveillement issu des contes de fées.

Voici les ingrédients parfaits d’une partie de jeu de rôle qui s’inspirerait des fables de nos enfances :

 – Intrigue simple: Dans un conte de fées, il n’est pas question de broder une intrigue complexe et alambiquée. Il faut rester simple en gardant quelques étapes en tête : la situation initiale où tout va bien, l’élément déclencheur qui transforme le monde du ou des héros, les péripéties où le ou les héros tentent de résoudre leur problème, le dénouement où l’on règle le problème et la situation finale où un équilibre similaire à la situation initiale (mais différent) s’installe. Pensez à n’importe quel film de Disney et vous aurez la recette gagnante!

– Fin heureuse: Je suis le premier à favoriser les fins ambiguës et compliquées (voir tragiques) dans mes propres parties, mais un conte merveilleux se doit de bien terminer. Le héros sortira victorieux de son némésis, il charmera la belle princesse et se réconciliera avec son meilleur ami.

– Un autre monde: Dans ce genre, le ou les héros plongeront dans un monde magique qu’ils ne comprennent pas vraiment. Dans ce monde, la magie est présente (ou beaucoup présente) que dans la vie du héros. Si le héros provient d’un univers où la magie et fréquente, l’univers qu’il visitera sera quand même différent d’une certaine manière. Quand je dis « Autre monde », je ne veux pas dire qu’il doit passer nécessairement une frontière magique et visiter le Pays d’Oz, ce peut-être le Pays d’Oz qui le visite dans sa vie quotidienne.

– Stéréotypes: Dans ce genre, ne soyez pas trop nuancé. Utilisez vos classiques (que vous pouvez adapter, bien sûr!) à bon essai. Les magiciens sages, les rois bons, les oncles ambitieux, les belles-mères jalouses, les sorciers cruels et les dragons destructeurs existent pour ce genre d’histoire.

– Des fées et des créatures magiques: Inspirez-vous des contes de fées et des films de Disney pour faire vivre à vos joueurs des visites qui vont les enchanter. Que vous mettiez de petites pixies, de puissants centaures, des farfadets malicieux ou d’exotiques tapis volants, ils seront bien heureux.

– Des animaux qui parlent: Un peu dans la même veine que le précédent paragraphe, n’hésitez pas à faire parler les hirondelles, les pinsons et même les moustiques pour bien porter le fabuleux de votre récit. Vous pouvez même faire parler les arbres, les rochers et les montagnes, si vous voulez!

– Objets fabuleux : Dans ce type de récit, limitez les objets magiques en quantité, mais rendez-les uniques! Ici, nous laissons tomber les Épée Longue +1 au détriment d’Astreluit, la Pourfendeuse de Troll! La façon d’offrir un objet magique au héros est aussi importante, cela doit être un moment fort de votre récit.

– Mentors et guides: Le héros se doit d’avoir une personne sur qui il peut compter et qui lui prodiguera conseils et support. Que ce soit un vieux magicien l’ayant pris sous son aile, un jovial bûcheron bien charpenté, une fée marraine ou un pin centenaire, ce mentor bénéficiera du dévouement total du héros et lui offrira son aide sans poser de questions.

– Morale: Et à la fin, il y aura une morale. N’en faites pas trop et ne visez personne parmi les joueurs. Une simple morale universelle peut faire l’affaire, tel que « L’amitié triomphe de tout » ou « Même les plus petits peuvent sortir victorieux ».

J’espère qu’un peu de merveilleux dans vos parties vous apportera un peu de magie dans vos cœurs et que vous vivrez heureux et aurez de nombreux enfants!



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