[Jeux de rôle] Les créatures mythologiques et légendaires – Première partie

02
Juin
2015

Comme vous l’avez sûrement deviné entre les lignes, une de mes grandes passions est la mythologie. La littérature fantastique est elle-même friande des anciens dieux et des créatures fabuleuses. Que ce soit la saga d’Harry Potter qui s’accapare les trolls scandinaves, les phœnix perses et les centaures grecs ou encore le Seigneur des Anneaux qui s’inspirent de la mythologie scandinave sur de grands pans, il est fréquent de voir des univers de jeux de rôles qui s’approprient centaures, satyres, dragons et minotaures.

Dans mes trois prochaines chroniques, je vais vous ressortir douze créatures légendaires afin de vous en brosser un portrait rapide et vous donner une idée ou deux de comment les intégrer dans vos parties.

Le Basilic : Selon la mythologie grecque, le basilic serait né du sang de la gorgone Méduse qui, mêlé à la terre, forma de petits serpents qui furent connus plus tard comme des basilics. Au Ve siècle, Aristote parlait encore de ce petit serpent de légendes et de son étrange faculté de vous transformer en pierre d’un simple regard et qu’à l’aide d’un banal miroir, nous pouvions lui rendre la pareille. Alors que les Grecs considéraient que le venin du basilic était mortel (et dont le seul antidote était les larmes d’un phénix), les Romains, quant à eux, lui attribuait plusieurs vertus médicinales. Au Moyen-Âge, le roi des serpents se voit affublé de pattes et devient plus un lézard (parfois similaire à un petit dragon) plutôt qu’un serpent. Il devient même un symbole héraldique où il prend les traits d’un reptile à tête de coq et aux ailes emplumées.

Le basilic peut être utilisé comme un banal monstre pétrificateur ou comme une bête calculatrice qui contrôle les serpents et qui œuvre contre les Personnages-Joueurs dans un but mystérieux.

« Putain de merde! On m’avait affublé de bien des noms comme Anséric le brave, Anséric le traître ou même Anséric le fou, mais jamais, au grand jamais, je n’aurais cru devenir Anséric le couveur!!! », pensait-il. Que n’aurait-il pas fait pour les beaux yeux d’une femme. Et les yeux d’Enefilda étaient… et bien, ensorceleurs! Quoi de plus normal pour une enchanteresse. Et la belle dame désirait qu’Anséric s’assure que le feu reste constant, car elle attendait que ses précieux œufs de dragonnets éclosent! Anséric avait dit oui à la belle. Il avait donc passé la nuit à enfiler buche après buche dans l’âtre chaud tout en jetant un regard nerveux vers le nid. Des dragonnets… Foutaise! Ce devait être des poulets et il ne voulait pas être celui qui en avertirait la colérique sorcière.

La nuit tirait à sa fin, et la troisième bouteille également, quand Anséric l’Ivroge (son plus fréquent surnom) entendit du bruit en provenance des œufs. « Espérons que rien n’est arrivé à ces satanés œufs », se dit-il en se levant de son siège. Puis, il resta ainsi, comme fauché dans son mouvement, la peau virée au gris. Les œufs n’étaient finalement pas ceux d’une poule, ni même d’un dragonnet. Et Anséric venait de gagner le surnom de « Le Pétrifié ».

Le Centaure : J’ai eu bien des discussions avec un ami sur le sujet du centaure et une chose est sûre, cet assemblage loufoque entre un homme et un cheval n’est tout simplement pas viable. Trop de poumons, trop d’estomacs et une colonne vertébrale en forme de L, bref. Dans ce cas-ci, la créature est belle et bien fantastique.

Originaire de Grèce, la légende de ces créatures mi-homme, mi-chevaux, en font des êtres violents, lubriques et sauvages qui font souvent dans le rapt et dans le viol. Outre deux exceptions (Chiron et Phobos), les centaures sont la représentation même de la bestialité. Toutefois, la littérature en fait souvent de bons sauvages comme dans Harry Potter ou dans l’univers de Narnia.

Dans une partie, un centaure pourrait servir comme race de personnages-joueurs, d’antagonistes brutaux ou comme alliés intrépides. Il pourrait même être possible d’introduire les centaures dans un univers de sciences-fictions ou changer la thématique du centaure en modifiant sa moitié animale. Imaginons des hommes-émeus ou des hommes-lions, par exemple.

La première fois que j’ai mis les pieds sur Toliman, la petite planète jaune qui orbite autour de Proxima Centauri, je ne l’aurais jamais cru habité. Une étrange planète que celle-là, aussi petite que la lune et couverte d’infinie plaine herbeuse. On y trouvait quelques grands lacs à travers ses vastes champs d’herbes jaunes, mais aucune mer. Il y avait bien quelques grandes bêtes herbivores qui déambulaient dans la prairie et un ou deux prédateurs reptiliens qui vivaient près des lacs, ce qui nous frappa le plus, l’équipage et moi, fut la race évoluée qui y vivait.

De la tête à la taille, il s’agissait de créatures similaires à l’homme, mais à la peau rouge vive. Toutefois, sous la taille, ces créatures ressemblaient plutôt à des buffles aux poils longs et drus. Mesdames et messieurs, il y avait des centaures qui vivaient dans la constellation du centaure!!

 J’aurais vraiment dû cacher ma découverte dans mon rapport, la suite fut terrible…

Le Chupacabra. Légende urbaine née dans les années 90 en Amérique Latine, le chucapabra, qui signifie littéralement « suce-chèvre », est supposément une bête qui, la nuit, tue le bétail en suçant le sang de ses victimes. Malgré les hystéries collectives qu’il a pu susciter, peu de témoignages fiables peuvent confirmer son existence. Quant à son apparence, il est parfois un « homme-moustique », parfois un canidé mutant ou parfois même un reptile buveur de sang.

L’avantage de cette créature, c’est que vous pouvez l’utiliser à toutes les sauces dans diverses parties. Ce peut être un reptile des jungles tropicales, une chauve-souris vampire disproportionnée, des expériences scientifiques ou même un canular.

L’Opération Chupacabra a vu le jour en 1992 à Porto Rico. Alors qu’un animateur de télévision portoricain, Silverio Pérez, propageait les rumeurs d’un monstre peu crédible, nous avions la meilleure couverture pour nos activités.

 Nous avions acheté un vieux ranch au Texas à quelques milles de la frontière mexicaine et grâce à nos contacts avec les patrouilles frontalières, nous avions pu capturer sous le couvert de la nuit des immigrants illégaux mexicains. Sous le ranch, nos activités avaient pour but de tester de nouvelles drogues de combat pour les forces armées.

 L’avancement de la science ne se fait pas sans sacrifice, mais pourquoi sacrifier nos citoyens? Il y eut bien quelques débordements en 1999, en 2003 et en 2004 lorsque des cobayes prirent la fuite et tuèrent plusieurs civiles, mais la formule est désormais à peu près stable. Nous l’utilisons même, en ce moment, en Afghanistan.

Le Dragon. Monstre iconique d’un bon nombre d’univers de jeux de rôle (Dungeons & Dragons), de jeux vidéo (Dragon Age, Skyrim), de livres (Game of Throne, Harry Potter, The Hobbit) ou de films (Dragonheart, How to train your dragon), le dragon est une créature légendaire présente dans un grand nombre de mythologies dans une variante ou une autre. Qu’il s’agisse des dragons chtoniens Ladon ou Python chez les Grecs anciens, des serpents ailés (còalt) chez les Aztèques, des long chinois ou des vouivres médiévales, le dragon représente une force élémentaire toute puissante et crainte. Il peut représenter les forces souterraines, les tempêtes, les volcans ou encore le blizzard nordique.

Le dragon ne sert que rarement comme monstre banal dans un jeu de rôle, car il est censé être très puissant à lui seul. Généralement, il s’agit d’un antagoniste à lui seul, se jouant des personnages-joueurs comme un chat se joue d’une souris. Parfois, les dragons sont des brutes stupides qui ne sont pas très intelligentes, dans ce cas, ils peuvent être des bêtes d’assaut terriblement puissantes pour le compte d’un ennemi encore plus terrible. Les dragons peuvent aussi être des alliés, des dieux ou même des concepts abstraits.

Mi’ang est entré au Monastère du Dragon Dansant, il y a maintenant plus d’une soixantaine d’années. Il était le septième fils de T’ang, un cultivateur de riz dans la vallée, et il était à la recherche de savoir. Avide de compréhension sur le monde qui l’entourait et sur les mondes invisibles, Mi’ang se lança dans l’étude, la méditation et les arts martiaux avec énergie. Il maîtrisa les Dix-Sept Pas du Dragon de l’Ouest avant d’avoir lui-même dix-sept ans.

 Jusqu’à ce jour, il paracheva les Pas du Dragon de Jade, du Dragon de l’Est, du Dragon du Nord et ceux du Dragon du Sud. Quant aux Huit Pas du Dragon du Centre, il est le seul homme à avoir maîtrisé aussi parfaitement les sept premiers. Dans tous le royaume, les gens murmurent qu’il est peut-être lui-même le Dragon Incarné et que lorsqu’il aura achevé les Soixante-Quatre Pas de la Création, il pourrait défaire le Monde pour le Refaire à nouveau.



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