AMERICAN HORROR STORY: ROANOKE

22
Déc
2016

AMERICAN HORROR STORY: ROANOKE – Brad Falchuk & Ryan Murphy avec Kathy Bates, Sarah Paulson, Cuba Gooding Jr, Lily Rabe, Evan Peters, Wes Bentley, Angela Bassett, Lady Gaga, 2016, États Unis, 10 épisodes

Pour sa sixième saison l’équipe de la série a multiplié les fausses pistes pour accoucher d’un format étonnant. On nous présente une série documentaire ou un couple qui a acheté une maison a subit des évènements paranormaux plus que troublants. Entre les témoignages supposément réels, des acteurs interprètes les personnes et leurs aventures soi-disant réelles. Ils ont donc acheté une très vielle maison à Roanoke, subissant les menaces de gens des environs qui la convoitaient. Fin octobre, après de nombreux évènements qui les invitent à partir au plus vite, arrive la lune rouge, qui permet pendant quelques jours chaque année aux survivants de la colonie perdue de Roanoke de revenir hanter, tuer, brûler ou démembrer les occupants de la maison depuis des décennies. On conclut en cinq épisodes et on change complètement de format, pour surprendre encore dans le dernier épisode. On en dira pas plus.

La méta fiction, ou fiction qui présente le faux pour du vrai et qui joue constamment sur ce fil de rasoir, ne m’a jamais parue comme étant une bonne façon de fasciner et de faire peur. Comme dans un certain Nightmare on Elm Street ou les acteurs et le réalisateur font semblant de savoir que Freddy n’est que de la fiction, pour le faire réapparaître. Difficile de s’attacher au sort des pseudo vrais et faux personnages. Pourtant, au coeur de cette histoire, en faisant abstraction de la fausse réalité, l’histoire de la colonie de Roanoke est a elle seule drôlement intéressante et porteuse de tension. Qui plus est, on continue de croiser des personnages d’autres séries, construisant une saga plus vaste. Sans le gimmick de téléréalité, on revisite le thème de la maison fantôme et des sorcières. On y va encore d’effets gores trop bien réalisés et on pousse jusqu’à la Torture Porn dans un épisode ou les angles de caméra sont en principe impossibles, faut voir pour saisir. En fait c’est un grand exercice pour surprendre constamment le spectateur, qui doit démontrer une bonne dose de connivence pour embarquer dans le jeu. Évidemment, les acteurs sont encore une fois remarquables. Intéressant, mais vivement le retour à une narration plus directe, sans artifices. Mario Giguère

ahsroanoke



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