LE SOUFFLE DU CERBÈRE – YVES NARBONNE

21
Nov
2014

LE SOUFFLE DU CERBÈRE – YVES NARBONNE

NUM Éditeur, Format ePub et Kindle / 438 pages
Collection NUM FICTION

Sorcier et devin, Nuidir Fang a auguré qu’un audacieux Théosophe en quête de vérité s’apprête à libérer le Souffle du Cerbère. Dans le but d’empêcher cet homme et ses prêtres-guerriers de commettre l’irréparable, maître Fang s’embarque, en compagnie d’Yraë son jeune protégé, dans une odyssée qui les mènera à l’Archipel Oublié. En cours de route, ils feront la rencontre de Drull le Smilodon, l’un des derniers Lycanthropes, de Synn la Diablesse, une ravissante cambrioleuse et du capitaine Jormen Otembyor.

Bravant tous les dangers, les héros découvriront que les apparences sont trompeuses et que le prix des rêves, comme celui de la vérité, peut parfois s’avérer trop élevé.

Je passe directement au confessionnal et vous avoue que je ne connaissais pas le travail littéraire d’Yves Narbonne, dont c’est le premier roman. Il a publié plusieurs nouvelles dans la revue Brins d’Éternité et on le retrouve dans l’anthologie 10 Ans d’Éternité paru récemment chez 6 Brumes. Ceci en guise d’introduction pour vous dire que ni le titre, qui s’avère le noeud de l’histoire, le « MacGuffin » comme dirait Hitchcock, ni la couverture, qui est aussi très sobre, ne m’avaient préparé à cette excellente découverte. Quelle ne fut pas ma surprise de débuter un roman d’Heroic Fantasy dans la tradition des grands du genre. L’Auteur nomme ses influences sur son site d’auteur : Robert E. Howard, Michael Moorcock, Clark Ashton Smith et J.R.R. Tolkien, j’ajouterais pour ma part y avoir retrouvé aussi le souffle épique des meilleurs récits d’Edgar Rice Burroughs et Otis Adelbert Kline. De belles références pour un roman qui se dévore et abonde de scènes d’action spectaculaires que j’aurais bien imaginées illustrées par Frank Frazetta, Michael Whelan, Boris Vallejo ou Russ Manning. Un récit teinté de science fiction avec une mythologie que l’on découvre par bribes, comme le personnage que l’on suit tout le long, qui découvre l’amour d’une manière prude et éloignée des délires sexuels prévalent. Mais on y découvre aussi le terrible Smilodon, dont la lycanthropie n’est pas tellement explorée, un formidable personnage rappelant les plus fougueux guerriers de Robert E. Howard ou l’iconographie d’un Neal Adams qui s’en donnait à coeur joie en illustrant des couvertures de Tarzan. L’écriture est élégante, le vocabulaire raffiné, sans rien enlever aux envolées de violence et aux scènes d’action frénétiques. Le roman se dévore avec plaisir, ménageant ses effets jusqu’à la finale, n’épargnant ni ses personnages ni le lecteur. Bref, que du bon et un nouvel auteur à découvrir. Je vais commencer à lire ce volumineux « Dix ans d’Éternité ». Mario Giguère

http://yvesnarbonne.com/

Souffle_cover_FB



One Comment


Trackbacks and Pingbacks

Leave a Comment


You must be logged in to post a comment.



Go to the top of the page