YEAR OF THE SEX OLYMPICS

26
Mar
2015

The YEAR OF THE SEX OLYMPICS – Michael Elliott, avec Leonard Rossiter, Suzanne Neve, Tony Vogel, Brian Cox, scénario Nigel Kneale, Royaume Uni, 1968, 105m, TV

Bienvenue en 2050, un monde ou les émotions ont été bannies, ou la surpopulation est contrôlée par l’abrutissement constant de la population par des télé-réalités ou prédomine la pornographie. La classe dirigeante et les médias se doivent de maintenir le statu quo, mais voilà qu’un employé de la station diffuse illégalement des peintures figuratives de gens en colère, troublant les spectateurs. Comme les cotes d’écoute ont été meilleures que d’habitude, on décide de faire des expérience, et on finit par envoyer sur une île déserte, pendant un an, un couple avec leur enfant et de diffuser leur quotidien 24hr sur 24. Un producteur se porte volontaire avec sa femme et son enfant, des gens qu’il ne côtoie que peu souvent et qu’il désire mieux connaitre . Mais cette ile n’est pas aussi déserte que prévu.

Le scénariste Nigel Kneale a connu un succès populaire et d’estime avec son adaptation pour la télévision du roman de George Orwell, 1984 et la série des Quatermass, reprise par la Hammer. Le voici à son tour en train de prédire la venue de la télé-réalité et de la banalisation de la sexualité, dans un monde surveillé comme dans 1984. Ce monde est étonnant et les différents acteurs se retrouvent à jouer parfois avec un minimum d’émotions, à être troublé par ce qui nous parait normal. On aura droit à un bout d’essai de lancement de tartes à la crème collectif, avec les spectateurs qui redécouvrent le rire. La non relation de cette famille, le producteur plus occupé par sa maîtresse, l’enfant à la santé précaire, presque autiste et sa mère, qui semble la seule qui a envie de vivre une relation plus proche d’une autre époque, sont au centre du scénario. Si la brochette d’acteurs est bonne, l’acteur principal en fait des tonnes, les yeux continuellement exhorbités. Évidemment la dernière partie du film, en mode série survivor, est la plus dramatique et fascinante. Ce téléfilm de la série Theater 625, originalement tourné en couleur, n’existe plus qu’en noir et blanc et c’est bien dommage, les quelques photos de plateau en couleur sont magnifiques. Il va sans dire que le sujet était controversé et une ligue de censeurs, ayant mis la main sur le scénario, ont bien essayé d’en empêcher le tournage. Heureusement pour nous, ils n’ont pas réussit! Mario Giguère

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