UN TRIO POUR NICOLAS

25
Déc
2014

RARE EXPORTS – Jalmari Helander avec Jorma Tommila, Peeter Jakobi, Onni Tommila, 2010, Finlande/Norvège/France/Suisse, 84m
Dans le pays ou est née la légende du bon Père Noel, des étrangers sont entrain de faire des fouilles dans une montagne. Ils creusent et découvrent, sous une couche de glace, du brin de scie. Eureka, semble dire le promoteur de l’aventure. Peu de temps après, les habitants du coin qui vivent paisiblement en capturant les troupeaux de rennes sauvages voient le cheptel de bêtes sauvagement décimé. Seul un petit garçon se doute de ce qui se passe et de ce qui a été sorti de la glace !
Il arrive parfois des films sortis de nulle part qui vous flanquent le sourire aux visages pour quelques heures ! Merci aux artisans de ce Rare Exports de m’avoir étonné et ravit avec cette fable des temps modernes absolument exquise. Les adultes y sont de grands incapables cupides, les origines du Père Noel en prennent pour leur rhume et le tout est si bien fait que l’on embarque sans trop réfléchir. Chapeau au petit Onni Tommila. Superbe.

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SANTA CLAUS – Rene Cardona avec José Elías Moreno, José Luis Aguirre, version anglaise produite par K. Gordon Murray, 1959, Mexique, 94m
Dans les dernières journées avant le 24 décembre, les ateliers du Père Noel débordent d’activité. Sa base est située dans l’espace, ses rennes sont mécaniques et lui permettent de voyager dans l’espace, ses aides ne sont pas des lutins mais des enfants de toutes les nations et Merlin lui fournit des accessoires magiques pour accomplir sa besogne rapidement. Car il doit revenir avant le lever du soleil sur Terre, sinon ses rennes se transforment en poudre et il restera coincé sur notre planète. C’est ce qu’aimerait bien Lucifer qui envoie un de ses démons, Pitch, pour inciter des enfants à le kidnapper ! Santa sans influence, les démons pourront inciter les enfants à tricher, voler, pécher sans vergogne ! Quel affreux sort !
On nage en plein surréalisme mexicain, en reformulant complètement la légende du gros bonhomme à la barbe blanche. Beaucoup de musique et de chansons des petits enfants qui travaillent dans les ateliers. Travaillez, les marmots ! On suit donc trois situations spécialement. Un gosse de famille riche qui ne rêve que de passer Noel avec ses parents. Trois chenapans qui sont prêts à tout pour avoir Santa comme esclave, rien de moins, et la petite Lupita, issue d’une famille pauvre et qui ne rêve qu’à avoir une poupée, que le démon lui suggère fortement de voler ! Tout cela est assez long et bon enfant, comme de raison et on n’est pas étonné d’apprendre que le film a été « exploité » par les truands de Mystery Science Theater 3000. Les situations ridicules ou carrément insensées de no jours, comme le sort de ces enfants dans l’espace, a dû faire rêver quelques-uns des jeunes spectateurs et cauchemarder certains autres. La morale est lourde, mais on est bien content de voir Lupita, tellement sage, avoir raison au final. L’inclusion de Merlin et du centre de surveillance des enfants du monde à la George Orwell détonne. Quand au personnage principal, il rigole tout le temps et se rit des pitreries du diable à ses trousses. Une curiosité psychotronique comme le Mexique en a le secret.

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SANTA CLAUS CONQUERS THE MARTIANS – Nicholas Webster avec John Call, Leonard Hicks, Pia Zadora, 1964, États Unis, 80m

Les enfants sur Mars ne mangent plus et regardent tristement les émissions de télé en provenance de la Terre. Kimar ( tous les martiens ont des noms finissant en « mar ») va donc demander conseil au grand ancien, qui a 800 ans. C’est simple, les enfants sont des adultes dès qu’ils commencent à marcher grâce aux machines qui leur enseignent tout. Ils ne s’amusent pas ! Solution, aller kidnapper le Père Noël qui va leur amener jouets et joie. Naturellement il y a des martiens qui ne demandent qu’à redevenir la race guerrière qu’ils ont connue et qui n’en ont rien à foutre du gros bonhomme qui fait Ho Ho Ho !
Petit budget pour enfants qui a une certaine réputation de film fauché qui est drôle à regarder. Alors oui, quand un ours polaire menace les enfants, c’est un ridicule costume avec un gars à quatre pattes et les décors sont limités. Le gros moustachu est le méchant de service mais on ne sentira jamais de réelle menace, pas plus que du méchant robot ! Alors le Santa va conquérir les martiens par les jouets et sa bonne humeur entraînante, le titre en rajoutant pas mal ! Il faut tout de même une bonne dose d’indulgence pour apprécier et la petite Pia Zadora en jeune martienne est aussi mauvaise que l’on peut imaginer. Une curiosité inoffensive loin des excès à venir au cinéma. Mario Giguère

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