TRILOGIE 20th CENTURY BOYS

10
Juil
2015

20TH CENTURY BOYS – Yukihiko Tsutsumi avec Toshiaki Karasawa, Etsushi Toyokawa, 2008, Japon, 142m

2015, un dessinateur de manga est jeté en prison pour des motifs qu’il ignore. Découvrant qu’il a un compagnon dans la cellule en face, il l’écoute lui raconter son histoire, qui remonte de 1969 à l’an 2000. Kenji élève l’enfant de sa sœur, la petite Kanna, qu’elle lui a confiée. Travaillant à son dépanneur qui fonctionne tant bien que mal. Il assiste à une réunion d’anciens élèves et se remémore la petite bande d’amis qu’ils étaient. Il entend alors parler d’un culte religieux et de son gourou, appelé Friend, qui a endoctriné beaucoup de leur relations. Plus étonnantes sont les prédictions de Friend, qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à un cahier qu’ils ont remplit durant leur jeunesse et que Kenji avait complètement oublié. On parle de pandémie mondiale et d’explosion d’aéroport, on ne rigole plus. Quand la secte menace de s’emparer de la petite Kanna, Kenji et ses amis se réunissent pour combattre Friend.

Merveilleux pitch que cette idée de départ, adapté d’un célèbre manga. J’ai eu un peu de difficulté avec la chronologie à rebours et évidemment qu’on en saura encore plus lors du second film. On se promène dans un premier temps dans des situations bien banales et on se concentre sur ce Kenji, un type bien ordinaire, qui a complètement sorti de sa mémoire sa jeunesse. On va tranquillement plonger dans la paranoïa et aboutir dans un monde science fictionnel anachronique, cette fin de siècle qui voit arriver un robot géant qui attaque la ville.

Scénario complexe à la mise en scène sobre qui va prendre son envol dans un final chargé d’action. Vivement voir la suite !

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20th CENTURY BOYS 2: The last hope aka 20-seiki shônen: Dai 2 shô : Saigo no kibô – Yukihiko Tsutsumi avec Toshiaki Karasawa, Etsushi Toyokawa, 2009, Japon, 139m

Quinze ans plus tard, Kanna, la fille de Kenji, héros du premier film, est encore impliquée dans la recherche de l’identité d’Ami, dont le culte est de plus en plus énorme. De plus, un deuxième livre des prédictions a fait surface, prédisant la mort d’Ami pour le transformer en Dieu.

Encore plus que le premier film, ce deuxième opus a beaucoup à raconter et souvent sur un mode tranquille, gardant sa pièce maîtresse pour un final abordé en crescendo. On croirait que tout est finit, littéralement, mais on a droit à la bande annonce du troisième film qui s’annonce plus qu’intéressant et qui promet bien des réponses, enfin on l’espère ! Ca faisait longtemps que j’avait vu le premier et ca m’a prit un peu de temps à replacer les personnages, l’intrigue étant fort complexe. On apprécie encore les références à Ultraman. Je souhaite vivement compléter cette histoire prometteuse, adaptation d’un célèbre manga !

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0th CENTURY BOYS: THE LAST CHAPTER – OUR FLAG aka 20-seiki shônen: Saishû-shô – Bokura no hata – Yukihiko Tsutsumi avec Naoto Takenaka, Teruyuki Kagawa, 2009, Japon, 256m

2017. Deux ans après le second opus, Friend a toujours l’intention de détruire l’humanité, cette fois en orchestrant une invasion extraterrestre. Pourquoi cette mise en scène ? Probablement juste parce qu’il aime bien les bonnes mises en scène et qu’il est toujours sous le choc de la vision d’Ultraman dans son enfance, comme le prouve les costumes des son armée, presque à l’identique avec la patrouille scientifique de l’époque ! Tokyo est isolée par un énorme mur qui l’entoure et qui contient une réplique du village ou ont traînés les jeunes enfants devenus adultes de ce drame science fictionnel. Vas-ton réussir à arrêter Friend avant qu’il mette son plan à exécution, vas-t-on découvrir enfin son identité, Kenji est-il vraiment vivant ?

Drôle de trilogie qui mélange encore les scènes spectaculaires, l’invasion des soucoupes volantes ou le nouveau robot géant avec des scènes intimistes et presque mièvres tout au long. Les baisses constantes de tension sont surprenantes et souvent pas très bienvenues. L’histoire alambiquée, qui réserve des surprises jusqu’après le générique, s’avère fort simple et se résume à l’illustration spectaculaire des conséquences de la cruauté des enfants. Oui. Alors telles des poupées russes, les révélations s’accumulent et viennent se contredire jusqu’à la fin, une fin bien mielleuse comme le cinéma japonais en a trop souvent le don. Pour autant on ne peut pas dire que l’on s’ennuie et même que les séquences d’action font le travail. C’est juste que, dans le fond, on s’attend à autre chose, de plus subtil, de mieux construit pour conclure. Car la conclusion d’une trilogie aussi longue crée inévitablement des attentes et il est à se demander si tout cela n’aurait pas fait un meilleur film solo, ou si il n’eut pas mieux valu de parsemer la trilogie d’indices plus probants.

Ajoutez une chanson presque insignifiante au coeur de l’intrigue et l’héroïne du second film, Kanna, qui a un rôle des plus effacés et on se demande si les morts violentes (un virus propagé par les soucoupes a un effet instantané sur la population semblable au virus Ébola) ne sont pas on ne peut plus gratuites, au vu des larmes versées pour un gosse incompris qui a comploté la destruction de l’humanité.

Ceci dit, ca vaut le détour, il faut juste ne pas avoir trop d’attentes, les promesses du premier film étant, à bien y penser, trop grandes. Mario Giguère

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