RIDER OF THE SKULLS

05
Mar
2015

The RIDER OF THE SKULLS aka El Charro De Las Calaveras – Alfredo Salazar avec Dagoberto Rodríguez, David Silva, Alicia Caro, 1965, Mexique, 79m

Un cavalier masqué arrive dans un petit village mexicain en proie aux attaques d’un loup-garou. Il aide un jeune enfant qui était menacé et demande l’hébergement chez la famille, le temps de régler son cas au poilu excessif. Il s’adonne que le lycanthrope est le père du garçon et qu’avant d’être détruit par le cavalier, il tue aussi sa mère. Notre héros à la chemise parsemée d’images de crânes, aura eu le temps de dévoiler son identité et les motifs de sa quête de justice, adopte Perico (qui sera renommé Juanito dans l’histoire qui suit) et le serviteur, Cleofas, petit gros peureux d’un certain âge, le comique de la gang. Allez hop, on se retrouve dans une autre partie du Mexique attaquée cette fois par un vampire à tête de chauve-souris toute croche, mais portant une belle cape, on a tous une fierté. On terminera l’aventure avec un incroyable cavalier sans tête qui la cherche, justement, et de la femme qui l’a eue, la tête, en héritage !

On parle ici d’un très bel exemple de plaisir coupable. Premier film d’Alfredo Salazar, frère d’Abel Salazar, et composé de trois épisodes d’une série télé, je présume, les changements de nom et de costume étant frappants. Les monstres sont d’un ridicule total, les masques sont particulièrement moches, mais curieusement, tout cela ajoute au plaisir immense de voir un truc incroyablement débile mais foutrement rigolo. Il y a des surprises de taille, la transformation en loup-garou se passe en trois étapes, un plan de l’homme, un fondu enchaîné sur un squelette suivi d’un fondu enchaîné sur la bête, de nouveau habillé. Mazette. Le vampire tombe amoureux d’une rondelette mexicaine qui tombe rapido presto sous son emprise. L’homme sans tête, et surtout sa tête, sont d’un ridicule incommensurable. Le justicier aux crânes agit par devoir depuis que ses parents ont été tués par une créature. Orphelin, il se promène à la recherche de monstres de légende qu’il combat surtout avec ses poings dans de courts combats de luttes. Comme dans bien des films de série mexicains, les scènes de nuit sont de toutes évidences tournées de jour, ce qui nous force à bien suivre la continuité. Du pur délice cinématographique qui vaut une bonne rigolade. Alfredo Salazar n’allait réaliser qu’une dizaine de films mais il en a écrit plus de d’une soixantaine, dont plusieurs Santo, le justicier au masque d’argent. Mario Giguère

charroDLC



There are no comments yet, add one below.

Leave a Comment


You must be logged in to post a comment.



Go to the top of the page