LE MANOIR DE LA TERREUR

12
Mar
2015

Le MANOIR DE LA TERREUR aka BLANCHEVILLE MONSTER aka HORROR – Alberto De Martino avec Gérard Tichy, Leo Anchóriz, Ombretta Colli, Helga Line, Italie, 1963, 84m

En Angleterre, à la fin du 19ème siècle (En France dans la version américaine, allez comprendre), Emily Blackford retourne au château familial avec son copain et la soeur de celui-ci. Elle a le coeur gros, son frère l’ayant informée que son père est décédé accidentellement pendant son absence. Tout le monde a cependant entendu un étrange hurlement le premier soir et Emily fait d’affreux cauchemars. Pire, dans quelques jours arrive la date fatidique d’une malédiction qui pèse sur la famille et qui annonce sa mort.

Des airs de THE FALL OF THE HOUSE OF USHER, il faut dire qu’on le cite dans la bande annonce et qu’il y a effectivement quelques emprunts, dans un noir et blanc très atmosphérique et des décors qui font leur effet sans parler des actrices séduisantes, le tout sur un rythme lent et une intrigue plus policière que fantastique. Voilà un heureux mélange pour qui sait apprécier le gothique à l’ancienne. On nous garde des surprises jusqu’à la fin, on nous refait le coup du cercueil ou la défunte ne l’est pas vraiment mais avec un couvercle transparent, ce qui nous a donné une scène singulière ou les proches viennent tous embrasser la caméra subjective. On se doute bien qu’il y a plusieurs anguilles sous roche et que le monstre qui rode dans le château la nuit est probablement autre chose qu’il n’y parait, mais si on est prêt à se laisser entraîner dans le mystère, le cinéphile sera loin de le regretter. Les acteurs sont efficaces, les actrices régulièrement coquines en robe de nuit, sans parler d’Helga Line, encore magnifique dans le rôle de la nouvelle domestique des plus louche. Le décor, un magnifique château et des ruines qui reviendront sur pellicule dans de nombreux autres films, ajoute énormément à l’atmosphère gothique. Alberto de Martino, qui a quelques films moins éclatants dans sa filmographie, a eu la main heureuse ici. Notons au passage Sergio Corbucci au scénario.

En extras sur le dvd d’Artus « Le monstre de Blancheville », par l’indispensable Alain Petit, un diaporama d’affiches et photos et les bandes-annonces de la collection Gothique. Offert en versions française et italienne, sous titres français. Mario Giguère

manoirDLT



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