GODZILLA KING OF THE MONSTERS

21
Nov
2019

GODZILLA: KING OF THE MONSTERS – Michael Dougherty avec Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown, Ken Watanabe, Ziyi Zhang, 2019, États Unis/Japon/Canada, 132m

Après avoir tenté de contrôler les monstres géants qu’ils ont trouvé, l’agence Monarch doit faire face à un agent infiltré d’une organisation rivale, dédiée à relâcher les monstres pour détruire la Terre et redonner un équilibre entre la nature et l’espèce humaine.

Cette prémisse ressemble pas mal à l’épisode Invasion of the Dinosaurs de l’émission Doctor Who  qui date de 1974. mais bon, on ne s’attends pas à ce qu’ils réinventent la roue.

Au coeur du film, encore une famille décomposée, avec un père (Kyle Chandler) qui s’est éloigné de sa femme et de sa fille. Maman (Vera Farmiga) est justement la traîtresse au grand coeur à laquelle le film pardonnera tout comme par magie. Comme dans le film précédent, seul le japonais qui travaille chez Monarch se soucie du bien être de Godzilla. Le Dr Serizawa (Ken Watanabe), contrairement à son homonyme dans le premier film de 1954, va tenter de réveiller Godzilla au péril de sa vie, ironiquement, avec une arme atomique, symbole de destruction dans l’original, devenue pièce maîtresse pour sauver l’humanité. Les habitant de Nagasaki et Hiroshima n’apprécieront peut-être pas.            

Comme dans la série japonaise de la période Heisei, seule une jeune fille, Madison (Millie Bobby Brown), semble comprendre le grand monstre. Son comportement sera des plus audacieux, malheureusement on comprendra rapidement que rien ne lui arrivera, qu’elle reformera l’unité familiale et qu’elle sera heureuse pour le restant de ses jours. Parce que, dans un générique parsemé de titres de journaux, il appert que les monstres géants, pendant et après leurs combats, ont régénéré mère nature. Excusez mon fou rire, adieu la pollution, le réchauffement de la planète et tutti frutti.

Mais qu’en est-il des monstres ? Ils sont mieux intégrés et plus intéressants que dans le film de Gareth Edwards. Quand même étonnant que, dans un des nombreux plans « sense of wonder » chers à Spielberg, Madison tombe sous le charme de Mothra avant sa transformation, alors que les créateurs y sont allés d’une vision gigantesque à l’apparence redoutable. Je ne suis pas arrivé à sentir qu’elle touchait à quoi que ce soit. Rodan est particulièrement réussit. King Ghidorah  est magnifique, mais on a eu la curieuse idée de donner une personnalité différente à chacune des tètes, dont une qui a l’air ne rien comprendre à ce qui se passe.

Voulant mélanger le plus de références à la série originale japonaise, mais en l’améliorant, en principe, on ramène Atlantis de nulle part, la liant aux origines de Godzilla, l’éloignant ainsi encore plus de son apparition liée è l’arme atomique.                          

 C’est du grand spectacle, bourré d’effets spéciaux numérique comme Hollywood nous en offre de plus en plus. Comme dans le récent King Kong, on agrandi les monstres, ce qui les rend en principe plus spectaculaires, certes, mais qui les éloignent de l’échelle humaine. Alors on prépare tout le long le prochain combat Godzilla versus Kong. Je suis sceptique. Le Blu Ray est évidemment bourré d’extras qui nous expliquent comment le film est merveilleux. Mario Giguère



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