DUO DE MÉGALODONS

07
Jan
2016

MEGA SHARK VERSUS MECHA SHARK – Emile Edwin Smith avec Christopher Judge, Elisabeth Röhm, Matt Lagan, 2014, États Unis, 85m

Un nouveau mégalodon sillonne les mers et menace l’économie mondiale. Non, il n’investit pas dans la bourse, il empêche tout commerce relié à l’eau, de la pêche commerciale aux puits de pétrole, du transport de marchandise à la baignade, on ne rigole plus. Justement, un couple, Jack et Rosie, qui travaille sur un sous-marin à la forme d’un requin, moins joli que celui de Tintin, vont se voir remettre une version géante pas encore mise à l’épreuve, pour combattre l’ennemi mondial numéro un. Se pointera à l’occasion le Dr MacNeil (Debbie Gibson) au téléphone pour insister sur son diagnostique à distance: le mégalodon mâle est à la recherche d’une femelle et si on ne lui en trouve pas une, il deviendra encore plus agressif.

Le facteur inattendu, si on peut s’avancer aussi loin dans l’analyse d’un film de la Asylum, est le logiciel conçu pour le Mecha Shark, capable d’autonomie. L’autre surprise, plus chouette, est que le mégalodon mécanique a un mode chenille pour avancer sur terre, pas sans tout briser sur son passage, mais on peux pas tout avoir dans vie, comme le disent nos oncles et nos tantes. Christopher Judge (Stargate SG1) est Jack, le technicien du couple, inventeur du logiciel mentionné plus haut, qui n’hésitera à grimper sur une moto pour sauter dans le robot-requin, comme dans l’expression américaine: Jumping the Shark. Le tout se passe dans le coin de l’Australie, ce qui fait changement. Elisabeth Rohm, habituée elle aussi des séries télévisée mais qui m’était inconnue, est Rosie, pilote du submersible animalier et est correcte, sans plus. Le design intérieur du mécha n’est pas vraiment sophistiqué, pas plus que le logiciel, appelé lui aussi Rosie. Le réalisateur est avant tout un spécialiste des effets spéciaux et c’était son premier long métrage. Debbie Gibson a visiblement tourné ses quelques scènes en une heure, seule sur un petit plateau. Pas très mémorable.

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MEGA SHARK VERSUS KOLOSSUS – Christopher Ray avec Illeana Douglas, Amy Rider, Brody Hutzler, 2015, États Unis, 89m

Des russes réveillent malencontreusement une arme datant de la guerre froide: un robot géant nommé Kolossus. Pendant ce temps arrive un nouveau mégalodon géant, encore plus gros et agressif que le dernier, menaçant le globe. Comme dans les grands classiques de la lutte WWE ou des monstres de la Universal ou des superhéros de Marvel, la bataille s’annonce inévitable entre les titans. Un agent de la CIA et un millionnaire et son équipe à la Cousteau vont unir leurs efforts pour combattre le duo infernal.

Et justement le Kolossus n’est pas sans rappeler le Titan du manga et film Attack on Titan, ce qui a déplus aux japonais. On ne sent pas le budget ni l’humour d’un Sharknado récent, Christopher Ray est toujours à la barre, emballant un film correct, sans plus. Si le requin a de la gueule, le robot russe a un design d’un simplicité des lieues d’un transformer. Les acteurs ne se distinguent pas plus et le gros punch dans la dernière partie tombe à plat. J’avoue qu’après quelques jours, le film ne laisse pas grand traces dans le cerveau, ce qui n’est pas pour me surprendre, mais d’autres productions Asylum ou Corman sont pas mal plus intéressantes. Mario Giguère

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