CHARLEY LE BORGNE

17
Nov
2016

CHARLEY-ONE-EYE aka Charley le Borgne – Don Chaffey avec Richard Roundtree, Roy Thinnes, Nigel Davenport, 1973, Grande-Bretagne, 84m

Ben, un soldat noir, déserte l’armée après avoir tué un officier. Traqué par l’armée et par les Mexicains, il se retrouve perdu en plein désert, où il rencontre un Indien avec lequel démarre une relation difficile. Lorsque Ben se fait capturer par un chasseur de primes, l’Indien, qui s’est lié d’amitié avec Ben, lui porte secours.

Du réalisateur Don Chaffey, plus connu pour le classique de la Hammer One Million B.C., ou JASON et les Argonautes. Le quasi huis-clos dans le désert, centré sur deux personnages à première vue antipathiques s’avère étonnant et au final on se sera attaché à ces hommes dépareillés. Le mince budget aura probablement à l’équipe de mettre sur pellicule ce drame nihiliste comme il s’en faisait plus souvent à l’époque. Très peu vu à sa sortie, il met pourtant en vedette Richard Roundtree qui était en pleine gloire, suivant sa prestation dans Shaft. Totalement surprenant, Roy Thinness, méconnaissable vedette de la série Les Envahisseurs, est l’indien aux dialogues quasi inexistants. Tout un numéro d’acteur. Nigel Davenport est le chasseur de primes, un homme dont la cruauté n’a d’égal que le racisme bien détalé dans ce désert. La trame sonore viens ponctuer le récit de quelques morceaux de flute lancinants. Un film étonnant que l’amateur de western saura apprécier à sa juste valeur.

Le dvd d’Artus Films offre en suppléments Le blanc, le noir, le rouge, par le spécialiste Alain Petit, un diaporama d’affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Western européen. Version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

charley-aplat



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