Qu’en est-il de la BD de l’imaginaire au Québec?

10
Mai
2014

À l’occasion du Congrès Boréal 2014, plusieurs acteurs importants du milieu ont pris le temps de réfléchir sur le sujet. Animée par Marc Pageau, un des pionniers de la BD de science-fiction québécoise, la table d’invités était fort diversifiée.

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D’un côté, Rémi Paradis (bédéiste et créateur du collectif de BD science-fiction Zidara9) et Line Prévost (enseignante en littérature) 20140504_135740donnaient la répartie à Denis Rougé (passionné de BD), Michèle Laframboise (auteure, bédéiste et blogueuse alias la Savante folle), Jean-Philippe Bergeron (un des auteurs de la BD Bulle), Mariane Cayer  (critique pour Solaris et blogueuse) ainsi que Bryan Perro (auteur, libraire et éditeur). La recette parfaite pour un débat captivant.

La bande dessinée au Québec n’est pas née d’hier. Il faut remonter aussi loin qu’entre 1878 et 1884 avec Henry Julien et ses albums à saveur politique. Quoi qu’il en soit, même si l’historique de cet art est passionnant (certaines personnes y ont d’ailleurs accordé un peu trop d’importance au goût des participants), si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet de formidables ouvrages le développent en profondeur.

Il n’y a qu’à penser à Demi-dieux LeducDemi-Dieux de Jean-Dominique Leduc (Éditions Mém9ire) ou BDQ Michel ViauBDQ de Michel Viau aux Éditions Mille-Îles (collection «Argus», 1999) ou BDQ : Histoire de la bande dessinée au Québec, tome 1 : Des origines à nos 1979, Éditions Mém9ire, 2014. BDQ Michel Viau Mem9ire

Pour ce qui est de la BD de l’imaginaire, il aura fallu attendre la Deuxième Guerre mondiale pour la voir apparaître dans le monde puis avec temps et patience, elle s’est forgé un chemin jusqu’au Québec à la fin des années 1970. Aujourd’hui, en plus des albums de genre, on retrouve facilement les bédéistes sur internet grâce aux webcomics comme Hiver nucléaire de l’illustratrice et bédéiste Caroline Breault (alias Cab) ou Shadoweyes de Ross Campbell.

Bref, l’avenir de la BD québécoise est assuré. Plus elle s’ancre dans notre terroir, plus elle est projetée avec puissance dans le monde extérieur. D’ailleurs, notre facilité à mettre en avant plan les relations sociales des personnages est un atout non négligeable. Peut-être pourrions-nous même affirmer qu’elle est notre marque de commerce? La question est lancée. L’avenir nous dira si nous disons vrai!



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