THE CLOVERFIELD PARADOX

09
Fév
2018

The CLOVERFIELD PARADOX – Julius Onah avec Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl, Ziyi Zhang, Elizabeth Debicki, 2018, États Unis, 102m

Une crise énergétique mondiale risque de plonger la Terre dans une guerre sans fin. Seul espoir, l’équipage d’une station orbitale qui va tenter de créer une source d’énergie capable de régler tout, avec un accélérateur de particules. Les premières tentatives sont infructueuses et les mois passent, sans succès. Lorsqu’on y arrive finalement, rien ne se passe comme prévu et la station a perdue de vue la Terre et on trouve une femme inconnue en piètre état à l’intérieur d’une paroi de couloir.

J.J. Abrams nous refait le coup, utilisant un scénario qui circule, The God Particle, l’adaptant pour l’inclure dans son univers de Cloverfield. Un scénario qui s’amuse avec les paradoxes, c’est à dire, comme trop souvent par les temps qui courent, se permettant n’importe quoi par que la science fiction le permettrait. Au passage, une femme qui débarque de nulle part et dont on nous averti qu’elle devra se contenter de vêtements qui ne lui iront pas comme un gant, va se trouver une combinaison spatiale qui la moule à la perfection. On accumule les situations déjà vues, on devine, selon leur nationalité et leur importance dans l’équipage, dans quel ordre ils vont mourir. Perdus dans l’espace, le traître a un nom similaire à celui du vilain Lost in Space, est-ce voulu ? Un homme qui perd un bras garde sa bonne humeur, est-ce raisonnable ? L’allemand se construit une arme, est-ce raciste ? La chinoise va outrepasser rapidement, pour sauver de l’argent sur les sous-titres ? Le scénario se concentre sur Hamilton, bien interprétée par Gugu Mbatha-Raw, qui s’ennuie éperdument de son conjoint et dont on découvrira ce qui la dérange encore plus et ce que le paradoxe pourrait lui procurer. Il y a un traditionnel décompte avant une catastrophe et finalement le lien ténu avec le premier film, censé se passer dans ce futur catastrophique, ou on a pourtant vu des jeunes gens heureux et sans soucis qui affrontaient un monstre géant. Alors oui, c’est bien fait, bourré d’effets spéciaux et de scènes chocs, avec des enjeux dramatiques qui essaient de nous soutirer une larme, mais c’est aussi n’importe quoi, et c’est aussi pourquoi je ne suis jamais pressé de regarder les films de science fiction réalisés par le producteur. Mario Giguère

 


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