[Jeux de rôle] Mes scénarios, mes mondes

09
Fév
2016

Aujourd’hui, mes amis, je vais vous faire confiance. Puisqu’ensembles nous sommes en pleine création d’un univers de jeu, j’ai pensé vous partager quelques-unes de mes créations à titre d’univers de jeu. Ceci dit, j’espères bien que mes idées resteront les miennes et que vous allez avoir l’honnêteté de me demander la permission avant de vous servir de mes idées.

Ametys, le Primogène

J’ai débuté le jeu de rôle au début des années 90 et j’ai créé mon tout premier univers de jeu vers 93 ou 94. Je ne me souviens pas pourquoi, mais je l’avais nommé Ametys. Il s’appuyait alors sur les règles de la seconde édition de Dungeons & Dragons et s’inspirait de mes premières amours : les univers fantastiques du type Tolkien. Il s’agissait donc d’un royaume bucolique où les humains et les elfes combattaient les orcs et les gobelins à l’aide de leur bravoure et de la magie. Le bon roi sage était conseillé par un puissant mage (un genre de Gandalf) que j’avais nommé Pierre le Vert. Oui, j’avais inclus ma famille dans cet univers. Mes parents avaient inspiré le roi et la reine d’Ametys, la reine des elfes était un amalgame de Galadriel et de ma sœur et plusieurs de mes amis étaient des héros de mon royaume.

Très simpliste et manichéen, il était assez typique de ce que l’on pouvait s’attendre d’un univers médiéval-fantastique. Bien que je n’avais pas encore connu Lovecraft et ses compères, certains détails étaient déjà plus sombres. Par exemple, en dehors de mon dieu du Bien et de mon dieu des Ténèbres, je me rappelle d’une divinité de la folie, des énigmes et des labyrinthes. Pour ceux qui me connaissent, ils verront que ces thèmes me sont chers.

Aqilaa, l’Hybride

Il y a deux-trois ans, j’ai découvert avec une amie le steampunk. Bien que je n’ai pas succombé comme elle, à la mode vestimentaire steampunk, ce phénomène teinta mon imaginaire et s’infiltra dans l’un de mes univers. Comme j’aime mélanger des styles, j’ai donc commis Aqilaa, un univers qui mariait les contes de fée et les machines à vapeur.

Mon point de départ était une cité volante sous le contrôle des quatre ducs des vents. M’inspirant du mythe grec des quatre vents, je brodai autour de ceux-ci pour dépeindre une cité mécano-magique qui sillonne le monde pour dispenser justice et assistance. Flottant dans les cieux, il y avait aussi des cités paradisiaques d’anges ailés, dans les mers des peuples de sirènes et sur le sol, tout un tas de créatures féériques qui côtoyaient navires volants, bateaux à vapeurs et mousquets.

Bien que je n’ai pas joué souvent dans cet univers (qui utilisait les règles de Pathfinder RPG), il est l’un des plus originaux que j’ai inventé.

Arkyn, le Lovecraftien

Comme je le disais plus haut, en plus de la littérature fantastique, mon imaginaire fut considérablement influencé par les écrits d’H. P. Lovecraft (le mythe de Cthulhu), de M. Moorcock (Elric de Melniboné) et de l’horreur gothique (Dracula, Frankeinstein). Et un jour, je me suis demandé ce qui se passerait si les races du fantastique classique (elfes, nains, hobbits) rencontreraient des monstres cthulhuesques. Le projet Arkyn venait alors de naître.

Avec Arkyn, j’ai dépeint un monde traditionnel où cinq peuples cohabitaient en paix relatives (les humains, les elfes, les nains, les hobbits et les gnomes) et où une brèche dans la réalité fit venir trois races démoniaques et leurs dieux impies. S’ensuivit alors une guerre terrible, l’extinction des gnomes et la domination quasi-totale du monde par les envahisseurs. Le monde de jeu était un monde d’une résistance souterraine contre le culte des Anciens et les monstres terribles qui les servaient.

Puisque j’ai eu l’ambition de créer un système de règles de jeu complexes pour aller avec cet univers, personne n’y a jamais joué jusqu’alors. Peut-être qu’un jour je lâcherai les Anciens sur de pauvres joueurs innocents.

Marrasque, la Commande

Une de mes joueuses (ma sœur, en fait) m’a déjà proposé de créer une intrigue autour d’une histoire qu’elle avait écrite. Il s’agissait de l’histoire digne d’un beau conte de fée : un amour impossible, un jeune au destin tragique et un lac triste. Elle aurait été satisfaite si je l’avais inclus dans un monde qui existait déjà, mais moi je ne pouvais voir que cette histoire prendre place en Louisiane.

Puisque je voulais inclure son idée dans une Louisiane où la magie était réelle et où le fantastique était quotidien, j’ai recréé une Amérique coloniale et une partie de l’Europe. J’ai fait des elfes, les maîtres de l’Angleterre et de la majeure partie des colonies du Nouveau Monde. Toutefois, la Marrasque (ma Louisiane) est peuplé d’humains de divers origines et cultures, ainsi que de quelques autres races (les semi-elfes par exemple). La magie similaire au vaudou est aussi très présente dans cet univers. Marrasque était un univers qui s’appuyait aussi sur les règles de Pathfinder RPG.

L’ironie dans tout ce projet, c’est que la partie n’eut jamais lieu.

Syrrabbas la Dévastée

D’abord imaginé lorsque je jouais à la troisième édition de Dungeons & Dragons, Syrrabbas est aussi un univers qui se passe dans un Nouveau Monde similaire à l’Amérique du Sud coloniale. Je voulais exploiter deux thématiques : la confrontation entre les conquérants et natifs et la possibilité qu’un monde survivre à plus d’un cataclysme.

Syrrabbas est donc un vaste continent habité par des hommes-bêtes de différentes espèces qui adoraient la nature à travers des Bêtes Légendaires. Les Étrangers (humains, elfes et nains) qui fuyaient les affres de la Grande Dévastation (premier cataclysme du monde) qui avait complètement distordu le fonctionnement de la magie arrivèrent en conquérant. Après avoir massacré l’une des Bête des Légendes et le peuple des Selekis, les humains et les elfes se divisèrent le nouveau continent et rapidement se firent la guerre.

L’issu de cette guerre mena à la Lacération qui détruisit la Lune, coupa le monde des mortels de celui des Dieux et emprisonna les âmes des défunts du côté des mortels. Ainsi, Syrrabbas est un monde à la magie sauvage et imprévisible, un monde ignoré des Dieux et un monde où les morts-vivants pullulent. Un cocktail explosif quand on y ajoute des relations entre Étrangers et Natifs fortement tendues.

Malheureusement, ce monde est encore incomplet pour le moment.

No, le Petit Dernier

En plus de travailler sur le Grand-duché d’Ungar, je travaille aussi sur mon gros projet depuis presque deux ans. Il s’agit là d’un univers qui mélange les mythes d’Extrême-Orient (Chine, Japon, Vietnam, Corée, Thaïlande et Inde) avec une économie du Far West comme les chemins de fer, l’industrialisation et la presse écrite. Pour l’instant, je ne vous en dis pas plus!

Sur ce, bon jeu !



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