[Jeux de rôle] Les Classiques de l’Horreur Revisités

28
Oct
2014

Trois nuits nous séparent de la terrible nuit d’Halloween, cette nuit où les morts se lèveront, où les esprits malins reviendront d’outre-tombe et où des monstres de tout acabit pourchasseront les pauvres mortels terrorisés! Pour vous préparer à cette soirée effroyable, je vais vous faire la liste des plus grands classiques de l’horreur et je vais vous donner quelques conseils pour vous en servir lors de vos parties de jeu de rôle sans sombrer dans le cliché et le banal.

Vampire : Probablement une des créatures surnaturelles les plus surexploitées par la culture populaire, le vampire est passé d’un monstre de la nuit assoiffée de sang à une figure androgyne et sexy qui alimente les fantasmes des adolescentes. Le vampire est d’abord une créature de cauchemar qui s’alimente de sang, se cache du soleil et s’acoquine de créatures répugnantes tels les chauves-souris et les rats.

Lorsque l’on désire mettre en scène un vampire dans une partie de jeu de rôle, il est facile de s’appuyer sur les classiques de l’horreur tels que Dracula, Entretien avec un vampire ou Nosferatu. Pour éviter de créer un remake d’une de ses célèbres histoires de vampire, vous pouvez varier sur le thème du suceur de sang sans tomber dans une version édulcorée du type « Twilight ».

Au lieu d’utiliser le vampire comme un séduisant aristocratique qui se nourrit à même de jeunes femmes influençables, vous pouvez faire d’un vampire le maître d’un nouveau culte de la fertilité qui kidnappe des femmes et des enfants pour les sacrifier à leur « dieu ». Dans un Londres de l’ère industrielle, vous pourriez faire du vampire un mystérieux propriétaire d’usine où des ouvriers disparaissent subitement.

Il est aussi possible de transformer le vampire en un monstre qui, au lieu de se nourrir de sang, se sustente d’émotions, du liquide cérébrospinal ou même de la voix de ses victimes!

Fantôme : Qui dit Conte macabre, dit généralement fantôme. Qu’il s’agisse d’esprits hurleurs, d’esprits frappeurs, de revenants, de banshees, de spectres ou d’âmes en peine, les âmes des défunts sont revenues du monde des morts pour hanter les vivants dans toutes les civilisations et à toutes les époques. Il y a tellement d’œuvres qui mettent en scènes les fantômes et les esprits qu’il serait vain de tenter d’en faire  ici une liste exhaustive.

Deux thèmes récurrents se retrouvent le plus souvent dans les légendes de fantômes : la vengeance ou le désespoir. Dans le premier cas, le fantôme tente de se venger de son meurtrier ou d’un ancien ennemi et dans le second, l’esprit hante les vivants en revivant un chagrin (d’amour ou autre) pour l’éternité. Généralement, les héros des histoires de fantômes devront venger les fantômes pour les libérés de leur errance éternelle ou, dans le pire des cas, les exorcisés.

Pour faire autrement, un fantôme pourrait avoir d’autres motivations que la rage ou la tristesse. Le sens du devoir, par exemple, pourrait faire qu’un fantôme hante un lieu où il garde un objet dangereux. Un esprit pourrait hanter un lieu ou un objet parce qu’il y est prisonnier. L’âme, prisonnière depuis des milliers d’années, pourrait être devenue folle à la longue!

Morts-vivants : En dehors des vampires et des fantômes, le folklore de nombreuses cultures comporte des morts-vivants. En Égypte, les momies protègent les lieux de sépultures sacrées. Les peuples nordiques ont les terribles draugr (popularisés par le jeu vidéo Skyrim).  Les goules sont des morts-vivants dévoreurs de chair d’origine arabe et perse. La culture vaudou, quant à elle, est celle d’où sont issus les fameux zombies, qui sont désormais partout au cinéma et à la télévision. Il ne faut pas oublier le plus célèbre des morts vivants : le monstre de Frankenstein qui représente un tout autre thème, l’hubris de l’homme!

Parmi tous ces morts qui marchent et qui représentent différents thèmes liés à diverses cultures, innover peut sembler ardu. La momie n’est pas nécessairement liée à une malédiction pour punir les pilleurs de tombes. Peut-être qu’un pharaon mort depuis des millénaires se réveille-t-il d’entre les morts sous la forme de ce monstre pour reprendre son règne ancien. Que faire lorsque son amoureux devient un zombie? Et si le gouvernement se servait de goules au lieu de soldats pour livrer ses guerres?

Monstres : Que ce soit par la dualité carnassière du loup-garou ou du docteur Jekyll, des idées complètement étrangères des extraterrestres, de la sauvagerie primitive du sasquatch, de l’humour cruel des fées ou du mal intrinsèque que personnifient les démons, les monstres représentent généralement l’altérité et la peur de l’autre. Que ce soient par la peur de devenir un monstre (lycanthropie, possession, sorcellerie, etc.), qu’ils s’en prennent à nos proches (enlèvement d’extraterrestres, substitution d’enfants par les fées ou par un dopplegänger), à notre intégrité physique ou morale (les démons tentateurs), le monstre est essentiel à l’horreur et non pas seulement pour la violence dont il est porteur, mais aussi pour les relations que l’on peut avoir avec lui.

À mon avis, il est bien plus intéressant de transformer un joueur en monstre (via une quelconque malédiction) que de lui en faire combattre un. Pensez à Kafka, l’homme devenant ce qu’il déteste le plus. Le drame et le désespoir en sont bien plus grands!



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