[Jeux de Rôle] Quand le jeu de rôle rencontre l’aide humanitaire

28
Avr
2015

Quand j’étais jeune et que je débutais à rouler des dés et à combattre des démons dans mon imaginaire, il était dans l’air de taper sur le jeu de rôle et sur ses adeptes. Pour un bon nombre de gens, nous, rôlistes, étions des étranges, des asociaux ou même des satanistes. Encore de nos jours, les pratiquants de ce hobby sont souvent étiquetés de marginaux. Nombreux d’entre nous ont été victimes de moqueries (plus ou moins mesquines) lorsque nous nous sommes ouverts sur notre passion à nos collègues et parents. Les adeptes des jeux Grandeurs Natures font encore plus les frais des moqueries et du mépris populaire lorsqu’ils se retrouvent dans les médias plus conventionnels. Pourtant, le jeu de rôle est un fabuleux outil pour développer les compétences sociales, la confiance en soi, les talents d’orateurs, le multitasking et la créativité.

Ben Parkinson, qui œuvre auprès des jeunes défavorisés de l’Ouganda et du Nigéria depuis plusieurs années déjà, a développé divers projets pour favoriser l’entrepreneuriat des jeunes africains (The Butterfly Project) et s’est au contact de ses jeunes bourrés de talent que lui vint l’idée d’utiliser le jeu de rôle comme outil pédagogique. Lui-même fan de Donjons & Dragons, Parkinson a vu le potentiel de ce jeu coopératif pour développer la créativité et les capacités en résolution de problèmes de ces jeunes.

ugandaDébutant ce projet en 2010 avec le jeu de rôle Dungeons & Dragons 4th Edition, il changea pour Pathfinder Roleplaying Game après s’être rendu compte que le premier des jeux mettait trop l’emphase sur le combat. Voulant développer la réflexion et la débrouillardise, il se tourna vers une des aventures publiées par Paizo (les créateurs de Pathfinder) intitulé Kingmaker (« Faiseur de Roi »). Ce module d’aventure ayant comme attrait qu’il met les personnages devant un nouveau genre de défi : la fondation et la gestion d’une communauté. Chaque joueur s’appropriant un rôle dans le jeu (cartographe, trésorier, secrétaire, gardien du rationnement, par exemple), il permet de développer des compétences insoupçonnées chez ceux qui deviendront de futurs entrepreneurs ou leaders dans leur localité.

Voyant l’enthousiasme suscité par ce projet, Ben Parkinson se tourna vers d’autres régions et créa d’autres groupes de jeu. En mai 2014, six maîtres de jeu et plus d’une trentaine de jeunes participaient activement au projet. Certains d’entre eux, comme Patrick (13 ans) enseigne même le jeu de rôle à plus d’une cinquantaine de jeunes dans leur localité.

Pour aider à financer Patrick, cliquez ici.

Pour plus d’info sur les modules Kingmaker de Paizo, cliquez ici.

Pour plus d’info sur Ben Parkinson et ses projets, cliquez ici.



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