CHANNEL ZERO : DREAM DOOR

14
Mar
2019

CHANNEL ZERO – SAISON 4: DREAM DOOR  – E.L. Katz avec Maria Sten, Brandon Scott, Steven Robertson, Troy James, Barbara Crampton,  2018, États Unis, 6 épisodes, showrunner Nick Ancosta

Nouvellement mariés, Jillian et Tom emménagent dans la maison ou ils se sont connus dans leur enfance, Un matin, une porte apparait au sous-sol. De peine et de misère, ils défont la serrure, descendent un escalier vers une pièce hermétique qui dévoile une autre porte. Jillian y verra sortir Pretzel Jack, ami imaginaire de son enfance. Le clown contorsionniste devient une menace pour tous les gens qui irritent Jullian.

Après deux épisodes on croit avoir comprit ce qui se passe. Grave erreur. Le voisin qui est trop empressé à aider la fragile Jillian est-il lié à Jack ? La méfiance et la jalousie de madame est-elle justifiée ? Tous les personnages se réfugient derrière des façades pour bien paraître, mais leur dissimulation est plus dangereuse que prévue. Le fantastique prend le dessus sur la raison cartésienne, notamment au vu des dangers qui menacent Tom, qui s’accroche éperdument à son épouse alors que n’importe quel homme se serait éloigné à toute vitesse.

Chapeau à Maria Sten qui interprète Jillian, d’une sensualité exacerbée,  qui projette une fragilité et un malaise permanent. Brandon Scott est Tom, après le policier stupide dans la saison précédente, le spectateur se méfie d’emblée, il saura surprendre. Toute la mythologie créée pour expliquer la naissance dans notre monde d’un ami imaginaire est fascinante. Il y a des airs de Cronenberg et de ses création de chair dans l’air lors d’une scène qui n’est pas sans rappeler Samantha Eggar dans The Brood. Dans la peau de Pretzel Jack, Troy James, découvert par le grand public dans l’émission America’s Got Talent, est absolument terrifiant et glacial. Barbara Crampton fait une apparition trop brève. L’atmosphère onirique cauchemardesque ne laisse aucun répit alors que la vie de tous les protagonistes est en jeu, que le sang et le gore abonde. Chapeau.

C’est malheureusement la saison finale pour cette série de haut calibre qui redonne un coup de fouet au fantastique américain plus souvent qu’autrement trop consensuel et prévisible. Mario Giguère



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