CHANNEL ZERO 3 BUTCHER’S BLOCK

11
Mar
2019

CHANNEL ZERO – SAISON 3: BUTCHER’S BLOCK – Arkasha Stevenson avec Rutger Hauer, Olivia Luccardi, Holland Roden, Krisha Fairchild, Brandon Scott, 2017, États Unis, 6 épisodes, showrunner Nick Ancosta

Alice et sa soeur Zoe débarquent dans une nouvelle ville, ayant quitté leur mère psychologiquement instable et maintenant dans un institut psychiatrique. Leur passé semble lourd. Alice rencontre son nouveau patron qui l’amène chez leur premier cas d’aide en direct en lui racontant la légende de la famille Peach, propriétaire d’une usine de transformation de viande, morts ou disparus il y a des années. La mère et la jeune fille qu’ils viennent de rencontrer disparaissent. Alice rencontre un homme âgé qui viens à son aide lorsqu’elle a un malaise. Alice trouve en plein milieu d’un bois un escalier sorti de nulle part. L’ancienne journaliste qui les héberge lui dit que cet homme qu’elle reconnait sur une photo aurait 130 ans s’il était encore vivant.

Dès les premières minutes, dans une balade dans un parc maudit, sur le thème musical de Cannibal Holocaust, on embarque dans un cauchemar très long avec des personnages qui créent le malaise. D’ailleurs je souligne que dans les quatre saisons, de Channel Zero, la musique de Jeff Russo et les emprunts de pièces et chansons judicieux sont formidables. Toujours un casting excellent avec particulièrement Olivia Luccardi et Holland Roden en Alice et Zoé, se partageant les scènes dures, angoissantes et complètement folles dans un feu roulant d’émotions. Rutger Hauer, évidemment, magistral et père d’un famille pas tout à fait vivante, se présentant comme un vieux sage mystérieux, mais totalement barjo. Krisha Fairchild, en journaliste qui fournit autant de réponses que de questions, est à la fois forte mentalement mais semble fragile physiquement. je ne la connaissait pas non plus, elle est excellente.

Au centre du récit on retrouve la peur omniprésent de la folie pour Alice. La mère des deux soeurs qui est en asile psychiatrique suite à un drame, sa soeur Zoé qui peut basculer n’importe quand et les statistiques qui se promènent dans la tête d’Alice au sujet de ses chance d’hériter elle aussi de la démence et de la schizophrénie familiale sont troublantes. L’histoire purement fantastique et éprouvante n’a rien pour l’aider à demeurer saine d’esprit. On remarque que les creepypastas dont s’inspire la série ont des motifs récurrents. Une maison qui apparait de nulle part dans la série précédente, ici cet escalier qui mène vers une porte au ciel qui apparait sans crier gare, une petite ville tranquille, une banlieue è l’abandon ou des développements de quartiers vides ont tous à proximité une forêt ou se passe de évènements surnaturels, autant de motifs récurrents qui ne gênent pas trop puisque les scénarios sont riches en retournements bizarres, les apparences sont toujours trompeuses, et anxiogènes. Je ne vous en dirai pas plus, sauf que je vous conseille fortement cette excellente série et particulièrement cette saison formidable qui n’a pas peur des tabous. Mario Giguère


There are no comments yet, add one below.

Leave a Comment


You must be logged in to post a comment.



Go to the top of the page