Le côté sombre des Clowns vengeurs

17
Fév
2016

Allégeances-677x1024La littérature est habituellement classée par catégorie : horreur, fantastique, policier et j’en passe. Sauf que cette fois, on nous présente un livre qui mélange plusieurs genres. Allégeances, de la série des Clowns vengeurs (Éditions Porte-Bonheur) écrit par Nadine Bertholet et Isabelle Lauzon nous plonge encore une fois dans l’univers créé par Michel J. Lévesque. D’un côté, le gouvernement légitime qui utilise la société comme de vulgaires pions à l’aide de ses soldats surentraînés, les Arcuride. De l’autre, les Odi menvatt, société basée sur une religion au nom d’un dieu de la vengeance appelé le grand Odi. Ce groupe religieux travaille au nom du peuple en leur accordant des mandats de vengeances, en d’autres mots le peuple leur envoie une demande pour tuer une personne en leur accordant un montant. Évidement les deux groupes sont font la guerre pour avoir le pouvoir total sur la population.

Dans ce roman, le livre est divisé en plusieurs parties avec des personnages principaux et secondaires parfois différents, d’autres fois semblables. Ces histoires, quoique différentes, sont étroitement liées les unes aux autres. Le premier personnage principal à faire son apparition est le commandant des Arcurides, Lorn Russ. Personnellement, tous les personnages ont leur attrait dans l’histoire. Ils ont des qualités et des défauts bien définis au cours du récit, ce qui les rend d’autant plus vivants. Peu importe le personnage, on s’y attache. Ils vivent tous des aventures différentes autour d’une même situation.

Les auteurs utilisent un vocabulaire accessible pour décrire les lieux ou les personnages. Par exemple, lorsqu’ellescrivent le maquillage que portent les clowns vengeurs: «Lentement, il releva la tête. Ses yeux sombres enfoncés dans un visage crayeux fixaient Othman avec animosité. Un sinistre rictus noir déformait sa bouche, de laquelle pointaient des dents affûtées.» Cela ne vous donne pas froid dans le dos? Il faut toutefois noter que le roman est divisé en histoires sur plusieurs espaces-temps. On peut s’y perdre si on n’y fait pas attention ou prendre plaisir pour les lecteurs plus expérimentés. Par exemple, au deuxième chapitre, on nous parle de Lorn Russ qui veut tuer Gayle, pour ensuite nous amener dans le futur où Gayle est toujours là alors que l’on nous a dit qu’il était mort. Cela m’a vraiment perturbé, mais ce n’est seulement après que l’on nous apprend qu’il n’est pas mort.

En gros, ce livre est juste très bon, l’histoire est bonne, l’univers est fantastique, l’auteur nous immerge parfaitement dans l’univers glauque et futuriste. Je conseille vraiment ce livre à tous les lecteurs de 14 ans et plus, car certains passages sont assez fort pour vous donner un haut-le-cœur.

Sur ce, bonne lecture!



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