VERONICA

12
Avr
2018

VERONICA – Paco Plaza avec Sandra Escacena, Bruna Gonzalez, Claudia Placer, Ivan Chavero, Ana Torrent, 2017, Espagne, 105m

Depuis que son père est décédé, Veronica, 15 ans, s’occupe toute la journée de ses deux soeurs, Lucia et Irene ainsi que du petit Antonito pendant que sa mère travaille pour subvenir aux besoins de la famille. Avec deux amies, elle va manquer une éclipse solaire pour aller faire une séance de Ouija ou elle espère contacter son père mais qui se termine mal. Durant les jours qui suivent elle perçoit et voit des formes humaines, elle et les enfants sont attaqués et au coeur de phénomènes paranormaux violents. N’ayant personne qui l’écoute, elle se tourne vers une nonne aveugle qui semble comprendre ce qu’elle vit et qui lui explique comment mettre fin à son cauchemar.

Un film porté aux nues en Espagne pour une raison bien évidente. Il est basé sur une affaire policière , le cas Vallecas, le premier rapport de police dont la cause de la mort est inexplicable. Estefanía Gutiérrez Lázaro avait 19 ans et Paco Plaza s’est inspiré du cas très médiatisé, avec bien des différences avouées. Comme l’hystérie collective de la sortie de Exorciste était concentrée sur la ville de New York, les critiques 100% positives du film le plus effrayant de l’histoire du cinéma d’horreur sont concentrées en Espagne. Si on fait abstraction de sa réputation, que l’on oublie ses origines, il reste un film troublant qui, comme les meilleurs films du genre, semble plus raconter la descente aux enfers d’une adolescente aux prises avec une sévère psychose. Mais cette interprétation n’explique en rien le rapport de l’inspecteur et des deux policier arrivés sur place durant les derniers instant de vie de la jeune femme. C’est là que les croyances ou l’investissement de l’amateur, sa propension à s’immerger  dans le climat d’horreur proposé par la réalisation et les acteurs, peuvent faire la différence. Voir enfin sur l’écran ce qu’on a imaginé pendant 26 ans en Espagne, n’a aucune mesure avec l’appréciation d’un spectateur lambda plus excité par les effets spéciaux et les scènes chocs proposées par James Wan dans la Conjuration, au sujet similaire. J’apprécie les deux. Chapeaux aux jeunes acteurs, rarement vu un casting aussi jeune et judicieux. Paco Plaza, après avoir co-réalisé les deux premiers [REC] avait réalisé le troisième en solo, se tournant vers un style d’humour noir détonnant. Il est bon de le voir revenir sur le terrain horrifique. Mario Giguère



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