SCIENCE FICTION 1967

04
Mai
2017
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Quelques films de science fiction sortis il y a 50 ans

GAMERA VS GYAOS aka Daikaijû kûchûsen: Gamera tai Gyaosu – Noriaki Yuasa avec Kôjirô Hongô, Kichijirô Ueda, Reiko Kasahara, 1967, Japon, 87m

Lorsque le volcan du Mont Fuji se réveille, deux réactions ne seront pas trop prévues: 1- une créature se réveille d’un long sommeil, le monstre géant Gyaos; 2- Gamera arrive pour emmagasiner l’énergie dégagée par le volcan. Les deux monstres vont s’affronter, mais le rayon tranchant de Gyaos blesse sérieusement la tortue géante, qui ira dans la mer panser ses plaies. C’est également un gros malheur pour la population d’un petit village qui essaie en vain de bloquer la construction d’une route qui passe sur leurs terres. En fait, le maire tente de ralentir la construction pour avoir une compensation financière plus importante pour les terrains des villageois. L’activité belliqueuse des deux monstres empêche la continuation des travaux et leur enlève leur pouvoir de négociation. C’est un jeune enfant qui a découvert et baptisé Gyaos et c’est lui tout le long qui va éclairer les scientifiques sur les méthodes possibles pour combattre Gyaos. Lorsqu’on utilise le feu pour le sortir de son nid, on découvre avec stupéfaction qu’il peut produire un gaz qui éteint les flammes. Alors on tentera de l’attirer avec du sang synthétique pour le faire tournoyer jusqu’à ce qu’il tombe, étourdi. Peine perdue. Il faudra le retour de Gamera pour régler son compte au nouveau kaiju.

Retour à l’enfant roi pour le troisième Gamera. Un nouveau monstre aux pouvoirs farfelus, difficile d’imaginer l’intérieur des intestins de la chose qui, sans son rayon laser et sa poudre réfrigérante, n’aurait été qu’un ersatz de Rodan. C’est donc très inventif et rococo. Ajoutez les manigances de pauvres fermiers en train de négocier avec une grosse compagnie sans coeur, un exercice de négociation qui n’a finalement que peu de lien avec l’histoire principale, ou plutôt celle qui nous intéresse, les monstres. On note encore une fois dans ce film d’après guerre l’absence des parents du petit garçon, qui vit avec sa grande soeur et ses grands parents. Aucune sous-intrigue ou soupçon d’idylle entre homme et femmes, c’est le point de vue du gosse qui compte. En ce sens, on s’éloigne des deux premiers films, surtout du précédent et on annonce les couleurs des suites, entièrement dominées par les marmots. Gamera est donc, sans vraiment faire exprès, le héros, le sauveur du Japon qui mérite la confiance de ce jeune garçon. N’empêche que Gyaos sera l’adversaire qui reviendra le plus souvent, en version spatiale dans la série originale, en multiples exemplaires dans la trilogie de Kaneko. On termine avec une chanson sur Gamera chantée par une chorale d’enfants.

KING KONG ESCAPES aka Kingukongu No Gyakushu aka King Kong s’est échappé aka La revanche de King Kong – Ishirô Honda avec Rhodes Reason, Mie Hama, Kinda Miller, Akira Takarada, 1967, Japon, 96m

Le Dr Who a fabriqué un robot géant à l’image de King Kong pour aller chercher un minerai rare, l’élément X, plus puissant que l’uranium. Malheureusement ses circuits sont ruinés par les radiations. Ni une, ni deux, on part kidnapper l’authentique King Kong, qui est amoureux d’une jolie blonde sortie d’un sous-marin en mission pour l’ONU. Hypnotisé, notre grand poilu devient mineur, mais lui aussi a des difficultés, les radiations détruisant les effets de l’hypnose. Ce qui devait arriver arrivera, les deux géants s’affronteront en plein Tokyo !

Sous influence James Bondienne, on réunit Mie Hama, qui a joué dans YOU ONLY LIVE TWICE avec un sosie de Connery, Rhodes Reason ! Mais il s’agit bien d’un film de monstres et Honda excelle comme toujours dans la mise en scène, d’une justesse toujours remarquable. Magnifique également est la musique sublime d’Akira Ifikube. L’histoire est curieuse mais bouge à un bon rythme. Seule grosse ombre au tableau, le costume de Kong, caricatural et grotesque. La théorie avancée dans un excellent article du magazine GFAN veut que Tsuburaya, responsables des effets spéciaux hors pair, se veut sympathique aux enfants, public cible, et aurait décidé délibérément de ne pas faire peur avec un singe bourru au visage plus drôle qu’impressionnant. Mais pour peu qu’on apprécie le genre, on ne peut qu’apprécier un film bien ficelé durant lequel on ne s’ennuie pas une minute !

the SON OF GODZILLA aka Kaijûtô no kessen: Gojira no musuko aka La Planète des MONSTRES – Jun Fukuda, 1967, Japon 

Une équipe de scientifiques essaie de contrôler le climat sur une île perdue. Les effets secondaires sont spectaculaires, des mantes religieuses atteignant des proportions gigantesques. Ces mantes vont déterrer un oeuf de Godzilla qui va laisser sortir un godzilla nouveau né. Heureusement Godzilla est dans les parages pour le protéger et faire son éducation, sinon le petit court la galipote avec la jeune sauvageonne de l’île. Lorsque la gigantesque araignée KUMONGA arrive dans le décor tout se précipite et se corse.

Avec le plus laid des costumes de Godzilla et un fils en caoutchouc encore pire, il reste un petit film rigolo sans prétention. On apprécie spécialement les leçons de vie de Godzilla qui apprend à son fils illégitime à cracher son feu atomique, leçons qu »‘il aura oublié dans les films suivants ! La finale est touchante et réussit presque à émouvoir par sa sérénité et le triomphe des nobles sentiments paternels évoqués. La musique de Masaru Sato est enjouée, le thème de Minya est particulièrement rococo, mais l’ensemble est dans le ton.

THEY CAME FROM BEYOND SPACE – Freddie Francis, 1967, 85m, Angleterre

Des météorites tombent dans la campagne anglaise, mais ils sont tombés en parfaite formation, d’où l’envoi d’une équipe de scientifiques. Les météorites renferment l’essence mentale d’extraterrestres qui s’emparent de l’esprit et des corps des scientifiques et de toute la population locale. Le spécialiste de la chose, qui n’a pu se joindre à l’équipe puisque qu’il se remet d’un accident et a encore une plaque de métal sur le crâne, décide d’enquêter et découvrira la supercherie. Évidemment que sa plaque l’empêche de tomber sous le contrôle des vilains, qui construisent une fusée pour aller et revenir de la lune !

Saperlipopette ! Cette production Amicus écrite par Milton Subotsky démarre de manière classique, on croirait revoir un remake de Quatermass 2, avec un scientifique cependant très athlétique. Tout roule jusqu’à ce que l’on arrive dans la base extraterrestre et que l’on manque de budget. La fin est, pour la même raison, précipitée et de surcroît très nunuche ! Mario Giguère

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