LA POUPÉE DIABOLIQUE

01
Juil
2016

LA POUPÉE DIABOLIQUE aka The Devil Doll – Lindsay Shonteff avec Bryant Hollyday, Yvonne Romain, William Sylvester, Sandra Dorne, 1964, Grande-Bretagne, 77m

Mark, journaliste, assiste au numéro du célèbre Grand Vorelli, un hypnotiseur doublé d’un ventriloque qui a une poupée qui arrive à parler quand il boit et qui a le culot de marcher, sans artifice apparent. Décidé à trouver son secret, il demande à sa copine Marianne de suggérer à sa mère, qui organise une activité caritative, d’inviter le mystérieux homme et de l’occuper quelques minutes, le temps qu’il examine le pantin. Il ne découvre rien, mais continue son enquête, demandant à un ami sur le continent de fouiller son passé. Pendant ce temps, l’assistante de Vorelli meurt dans des circonstances troublantes et le spectateur assiste à des séquences qui laissent entrevoir un mystère déroutant.

Le rythme est lent, on est au début des années 60 et le tournage est en noir et blanc. Je suis par contre intéressé par la participation de la sensuelle Yvonne Romain, égérie de la firme Hammer. Tranquillement le climat deviens sordide, le vilain sadique hypnotise facilement les jolies femmes qui tombent dans son lit. Il n’hésite pas à éliminer ses adversaire et on peut se rendre compte qu’il porte une fausse barbe de manière discrète. C’est le genre d’indice que le scénario ne va pas nous expliquer comme si on ne se rendait compte de rien. on va aussi se rendre compte que sa nouvelle assistante, sans qu’on le dise ou le montre, est elle aussi rapidement tombée sous son emprise. La prestation de Bryant Hallyday est excellente et son regard et son langage non verbal subtil et laissent entrevoir des perversités inédites. Au coeur du film, l’idée du transfert d’esprit d’un corps vivant à un objet inanimé rappellera certaines lectures de la première moitié du 20ème siècle et les théories exotiques d’autres mondes. C’est donc bien plus intéressant que la prémisse annoncée peut le laisser supposer et j’ai été agréablement surprit par ce film. Une belle découverte qui récompense le cinéphile curieux.

En supplément sur le dvd d’Artus Films: Ventriloques et pantins, par Alain Petit; scène coupée et scène alternative, essentiellement de la nudité pour le public d’autres pays friands en la matière; diaporama d’affiches et photos, films-annonces de la collection British Horror. Audio français et anglais et sous-titres français disponibles. Mario Giguère

mario@lahordegeek.com

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