LA PLANÈTE DES TEMPÊTES

19
Juin
2014

La PLANÈTE DES TEMPÊTES aka Planeta Bur aka 7 Navigatori dello Spazio – Pavel Klushantsev avec Vladimir Yemelyanov, Georgi Zhzhyonov, Gennadi Vernov, Kyunna Ignatova, 1962, Russie, 78m

Partis de la Terre depuis quatre mois, trois vaisseaux russes approchent de Venus. Lorsque l’un d’eux est détruit par une météorite, les choses se compliquent pour l’expédition. On décide alors d’envoyer cinq des six cosmonautes dans un des vaisseaux, avec le robot John. La seule cosmonaute femme, Masha, reste en orbite. L’exploration s’avère périlleuse car il y a bel et bien de la vie sur la surface de la planète et l’éruption d’un volcan menace les hommes, pendant que Masha frôle la dépression et risque de partir sans eux.

Je n’avais vu auparavant que les deux films fabriqués par le producteur Roger Corman en insérant une partie de effets spéciaux de Planeta Bur, soit « Voyage to the Prehistoric Planet », sorti en 1965 et « Voyage to the Planet of Prehistoric Women », sorti en 1968. Comme l’explique le carton au début, le projet se veut un hommage au programme d’exploration spatiale de la Russie, Venus ayant été reconstituée de manière entièrement fictive, pour notre plus grand bonheur. En effet, les créatures abondent, petits dinosaures agressifs, plante tentaculaire carnivore, pseudo diplodocus et ptérodactyles sans compter une surprise finale du plus bel effet. Le robot « John » est pour sa part une petite merveille de design et n’a rien à envier à Robbie de « Forbidden Planet ». Son triste sort est d’ailleurs émouvant pour tout amateur de robot. La seule femme, Masha, loin des jolis mannequins souvent utilisées dans les films américains de l’époque, étonne par son émotivité exacerbée, mais n’hésite pas à se sacrifier pour permettre aux gars d’aller s’amuser sur Venus. Car le film balance les moments tragiques avec des scènes d’une légèreté parfois étonnante. Idem pour la musique, laissant parfois la place à une chansonnette joyeuse pour revenir à l’utilisation de sonorités d’outre espace, trame sonore bercée par ce qui ressemble à des chants de sirène. C’est à voir pour tout amateur de science fiction classique et c’est tellement éloigné des « adaptations » de Corman pour mériter le détour.

En suppléments du dvd d’Artus Films – La Science-Fiction russe, par Alain Petit, qui m’a apprit qu’il y a finalement eu peu de productions de cet ampleur en science fiction au pays communiste, un diaporama d’affiches et photos plus les bandes-annonces de la collection SF Vintage. Offert en versions française et russe avec sous titres français. Mario Giguère

PlaneteTempetesaplat



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