KONG: SKULL ISLAND

25
Mai
2018

KONG: SKULL ISLAND – Jordan Vogt Roberts avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John Goodman, 2017, États Unis/Chine, 118m

En 1973, des membres de l’organisation Monarch demandent au gouvernement américain une escorte militaire, au moment ou la guerre du Vietnam prend fin. Ils en ont besoin pour aller sur une île récemment découverte dans le Pacifique grâce au programme Landslat. Elle est naturellement protégée et isolée par un phénomène météorologique puissant qui donne du fil à retordre aux hélicoptères militaires. Accompagnés d’un explorateur aguerri, James Conrad, bonjour le clin d’oeil,    et d’une photographe de guerre, Mason Weather, ils sont arrivés sur l’île de Kong, une créature simiesque aux proportions gigantesques, roi d’un écosystème antédiluvien qui abrite sont lot de périls. Le monstre n’apprécie pas de se faire déranger et détruit et tue une grande partie des soldats sous les ordres de l’officier Packard qui n’aura plus qu’une mission en tête: détruire Kong, pendant que le reste des survivants essaient de survivre, justement.

Production ambitieuse tournée en grande partie dans des décors naturels grandioses, ce Skulll Island m’a laissé un peu sur ma faim. Malgré les effets spéciaux superbes, les références et hommages sont tous là. Malgré que le réalisateur dit avoir voulu éviter de refaire la Belle et la Bête comme l’original ou les remakes qui ont suivi, son roi de la jungle va s’arrêter et presque caresser la belle Brie Larson, à qui il n’arrivera pas trop de dommages dans l’aventure rocambolesque. Que Samuel L. Jackson nous raconte que son personnage est un peu semblable au Capitaine Achab et Kong son Moby Dick, on a envie de lui dire: oui, on avait deviné. C’est superbement fait, mais les morts arrivent subitement, à des personnages peu sympathiques, pendant que Tom Hiddleston en explorateur au gilet moulant et la chevelure parfaite est pas de la trempe d »un héros au sens épique du terme. Évidemment que comme dans toutes les versions, le spectateur se met dans la peau du pauvre Kong, pourchassé par les militaires et des créatures certes originales, mais justement, dont la morphologie si particulière m’a laissé plus pantois qu’impressionné. John Goodman, malgré qu’il sait qu’il emmène tout ce monde dans un enfer, disparait trop vite à mon goût. Il y a trop d’ambivalence entre le spectacle hyper machiste et la testostérone ambiante et le désir de ne pas trop détonner avec les moeurs politiques des années actuelles. Les  films réellement tournés durant les années 70 étaient plus fous et sauvages, il me semble. Je me répète, le spectacle est grandiose et vaut amplement le détour pour les amateurs, mais il ressemble aussi à une vaste introduction pour un King Kong contre Godzilla qui est annoncé depuis des années. D’ailleurs, les fans reconnaîtront au passage, sur des documents, les futures incarnations de classiques japonais qui s’en viennent. Mario Giguère



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