KILINK

11
Mai
2017

KILINK STRIP AND KILL aka Kilink soy ve öldür – Yilmaz Atadeniz avec Yildirim Gencer, Sevda Nur, Suzan Avci, 1967, Turquie, 90m

Kilink, super criminel, n’est pas mort a la fin de sa première aventure, ni de sa deuxième tant qu’a ça ! Il va retourner a Istanbul pour récupérer un microfilm contenant tous les plans de défence et l’emplacement les missiles de la Turquie, recherché déjà par deux bandes de criminels qu’il a infiltré. Rien de plus simple pour Kilink qui peut prendre le visage de tous ses adversaires, vraisemblablement après leur avoir retiré la peau du visage. Soutenu par la belle Susan, il court sans arrêt, déjoue les pièges de la police et des mafieux a sa poursuite, séduit toutes les femmes sur son passage et n’hésite pas a recourir a tous les moyens pour mener a bien sa quête. Oh, il y a aussi un chargement d’or, caché dans des briquettes de charbon qui intéresse vivement le super criminel !

Kilink est un héros de bande dessinée originaire de l’Italie, ou il s’appelle Killing, connu sous le nom de Satanik en France ou Sadistic aux États Unis. La Turquie lui a consacré par moins de onze films dont les trois premiers sont réalisés par Yilmaz Atadeniz, présent dans une entrevue qui raconte les difficultés passées et actuelles de l’industrie locale. On est proche des serials dans l’ambiance et les poursuites constantes. Pas de temps mort, que des pauses rapides pour caresser sa copine ou les nombreuses conjointes de criminels qui s’offrent a lui spontanément. Visiblement réalisé avec un minimum de ressources mais beaucoup de savoir faire, on ne s’ennuie pas une minute et on est partagé entre l’admiration d’un criminel qui n’est pas sans rappeler le célèbre FANTOMAS, surtout qu’il épargne les forces de l’ordre, la plupart du temps ! Une pellicule pas toujours en forme, suffisamment restaurée pour apprécier le charme des séries d’antan. On note comme toujours les nombreux emprunts musicaux, plein de James Bond bien placé entre autre.

KILINK VS SUPERMAN aka Kiling vs the Flying Man aka Kilink uçan adama karsi – Yilmaz Atadeniz avec Irfan Atasoy, Pervin Par, 1967, Turquie, 48m seule version réduite existante, version originale sous-titres anglais

Il faut d’abord mentionner la triste histoire de la disparition des négatifs des films originaux, racontée dans les extras. On a donc droit ici a un condensé de 22 minutes du premier film, suivi de la moitié du second film que l’on regarde, mais la deuxième partie étant disparue, on la résume avec un montage photo et de la narration. Tristounet. Ce qu’on a cependant le temps de voir est particulièrement psychotronique.

Miraculeusement en vie après sa mort apparente, Kilink veut avoir une super arme, un rayon de la mort développé par un professeur, qui plus est qui a une très jolie fille. On va donc kidnapper la demoiselle et le professeur en menaçant madame pour faire parler monsieur. Manque de pot, le fiancé de la dame se transforme quand il veut en homme aux pouvoirs des dieux antiques grecs en criant SHALAM ! On aura reconnu la version turque du héros américain de bande dessinées SHAZAM aux origines identiques. C’est la course pour se rendre sur l’île de Kilink et arrêter le criminel qui est ici plus cruel que dans l’aventure suivante, mais qui voit encore toutes les femmes l’embrasser sur son masque, on se demande quelle sensation cela peut bien leur donner…

Plus comic book, donc très plaisant et surréaliste, mais on rêve de voir la version complète un de ces jours. Cette présentation courte et la suite KILINK STRIP AND KILL sont donc offert en dvd par la compagnie ONAR FILMS qui fait du bon boulot pour dénicher ces films rares et nous présenter en entrevue le réalisateur et un acteur de la série, en plus des photos et bandes annonces. Mario Giguère

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