CARNIVAL OF SOULS

02
Mar
2018

CARNIVAL OF SOULS – Herk Harvey avec Candace Hilligoss, Frances Feist, Sidney Berger, 1962, États Unis, 78m

Mary Henry est dans une voiture qui participe, sans qu’on lui demander son avis, à une course qui va mal finir quand ils vont plonger dans une rivière. Elle seule sort de l’eau, beaucoup plus tard, à la surprise de tous. Dès le lendemain elle doit partir pour commencer son nouvel emploi d’organiste dans une église. En route, elle croit voir un homme mystérieux et est étrangement fascinée par une bâtisse abandonnée, un ancien carnaval. Elle y retournera à plusieurs reprises, tout en étant harcelé par cet homme qu’elle seule semble voir. Elle aura aussi des épisodes ou tout le monde autour d’elle ne semble plus la voir ni l’entendre.

Si vous ne voulez pas en savoir plus, ou si vous n’avez pas deviné ce qui se passe, épargnez vous la suite de ce texte.

J’avais vu ce petit classique, réputé avoir influencé George Romero ou David Lynch, il y a des années en vhs. Le synopsis est classique, le personnage principal est mort mais ne s’en pas compte aussi vite que le spectateur. Pourtant les indices sont nombreux et encore plus visibles à la deuxième écoute. Malgré tout, la réalisation laisse planer le doute, étrangement, Mary semble se promener du monde des vivants au monde des morts. Les personnages secondaires discutent de son cas, un médecin de généraliste tente de l’aider, un prêtre lui annonce qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne technique pour jouer de l’orgue à vent, il faut aussi une âme. Mary, superbement jouée par Canda Hilligoss, est une personnalité étrange, coupée du monde, bipolaire dans sa relation avec son voisin de palier, mélangeant le chaud et le froid. Elle n’attire aucunement la sympathie. Les séquences finales dans le carnaval virent au surréalisme, vision d’un monde surnaturel ou délire de purgatoire, la grille d’analyse catholique n’offre pas une solution simple. À noter que c’est le réalisateur en personne qui a le rôle de la ghoule qui poursuit inlassablement Mary. Présenté en programme double avec The Devil’s Messenger à sa sortie, il ne connu pas vraiment le succès, mais se bâtit une bonne réputation et devint culte au fil des années. Un film éponyme est tourné en 1998 mais il s’éloigne énormément de la version originale.
La version offerte par Artus Films est en version originale avec option de sous-titres français et offre une belle copie, nettement plus belle que les sorties vhs de l’époque. Mario Giguère



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