ANNIHILATION – 2018

05
Avr
2018

ANNIHILATION – Alex Garland avec Natalie Portland, Jennifer Jason Leigh, Tessa Thompson, Gina Rodriguez,2018, Royaume Uni/États Unis, 115m

Une météorite tombe près d’un phare. Trois ans plus tard, Lena est une biologiste dont le mari, Kane, travaillant pour l’armée, a disparut dans des circonstances non dévoilées il y a plus d’un an. Le voici qui réapparait, l’air complètement détaché, n’ayant aucune idée d’ou il arrive et est rapidement malade, se retrouvant presque sans vie à l’hôpital. Lena rencontrera les gens chargés d’explorer la zone entourant le phare. Un endroit mystérieux dont personne n’est revenu avant Kane. Lena décide de s’engager à joindre la prochaine équipe d’explorateurs, cinq femmes en tout, chacune leur spécialité, chacune n’ayant rien ou peu qui les retiens loin du danger…

On vit une drôle d’époque. Voici un autre film, après le troisièmes Cloverfield, à se retrouver rapidement sur Netflix pour cause de dispute entre le réalisateur et un producteur exécutif. La Paramount a conservé seulement la distribution aux États Unis et en Chine. Deuxième film de Garland après Ex Machina pour lui qui est plus connu comme scénariste, citons The Beach ou 28 Days Later. Comme pour Ex Machina, le sujet de base rappelle furieusement d’autres classiques du cinéma de genre. J’ai pensé tout le long à Stalker de Tartovsky, The Thing de Carpenter ou Quatermass et son personnage central au multiple ADN ou encore Under the Skin pour son extraterrestre seul sur Terre en mission. C’est ce qui me rend ambivalent envers le résultat final, certes beau et avec des numéros d’actrices efficaces. Des longueurs aussi, surtout toute cette intrigue de culpabilité de l’héroïne et le passé trouble des cinq personnage principaux. Le tout accompagné de quelques chansons à  rendre neurasthénique. Esthétiquement c’est superbe, mais ça sent fort le digital. Des effets qui auraient fascinés à coup sur à une certaine époque, mais on baigne constamment dans cette soupe depuis des années. Quelques moments forts, spécialement une bête originale et terrifiante, un ballet final magnifique, mais un scénario plombé par sa structure en flashback. On connait donc le sort de Lena et le petit suspense à la Carpenter de L’Effroyable Créature n’a rien de nouveau. La plupart des critiques sont positives, mais le film n’a eu qu’un succès modeste en salles. On est pas devant un blockbuster, on le sait rapidement, mais pour un amateur qui en a vu d’autres et qui connait sa science fiction, c’est plus un exercice de style mqu’un indispensable. Mario Giguère



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